Nettoyage du bras du Chapitre : une 1ère expérience

Le nettoyage du Bras du Chapitre réunit 2 fois par an des bénévoles venus des îles, du chemin du Bras du Chapitre, mais également de Créteil Village ou des amoureux des environs. Voici le témoignage d’un habitant participant pour la 1ère fois à l’opération.

J’arrive à neuf heures du matin. Il y a peu de monde au rendez-vous. Ce nettoyage est, paraît-il, moins fréquenté que le précédent. J’ai pourtant un premier étonnement : des personnes n’habitant pas le voisinage se propose de participer.

Ce matin, les conditions climatiques sont avec nous. Munis de gants et d’un sac poubelle, nous débutons, avec ma fille de 3 ans, la collecte des déchets sur les berges du Bras du Chapitre. Elle y met tout son cœur.

Les reliquats du passage de l’homme se répandent le long de la berge. J’éprouve un sentiment ambivalent entre dégoût et plaisir de remplir mon sac avec un maximum de détritus. Au bout d’une heure, nous avons rempli un premier sac que l’on dépose dans la benne prévue à cet effet. On repart à l’ouvrage en souhaitant malicieusement en remplir un second tout aussi rapidement.

Progressivement, quelques embarcations se manifestent pour un nettoyage côté rivière ; on peut même observer une pêche insolite par des hommes munis de grappins au bout d’une chaîne afin de récolter, à l’aveugle quelques ordures sous Une fois les déchets d’origine humaine ramassés, je décide modestement de participer à l’arrachage de l’importune renouée du Japon, plante dont je découvre l’existence (ndlr voir gazette n°33). Après 3 heures d’effort, la matinée s’achève, rassérénée, sur un casse-croûte bien sympathique avec l’ensemble des participants

En dehors de son utilité évidente, le nettoyage du Bras du Chapitre ne connaît pas l’ennui, il allie activité physique, une meilleure connaissance de notre environnement et convivialité. Je participerai au prochain.

La rue du buisson

Cette rue tire son nom du vaste domaine du Buisson qui se trouvait à cet endroit de Créteil, à la limite de Maisons-Alfort. Elle reprend la courbe du chemin sinueux qui bordait la propriété.

L’histoire établie du lieu commence au Moyen-Age. Odette de Champdivers, dite La Petite Reine, maîtresse du roi Charles VI « le Fol », se voit offrir des terres à Créteil et y fait construire un manoir en récompense de son dévouement pour ce roi sujets à de violents accès de démence. On dit de cette femme, qu’elle a inventé les cartes à jouer pour distraire son fol amant qu’elle ne pouvait guère quitter en pleine guerre de Cent ans.

Charles et Odette de Champdivers jouant aux cartes

Le domaine, mal entretenu, se recouvre de végétation foisonnante. Le domaine n’est plus que « friche et buissons » à la fin du XVème siècle. Le lieu est alors connu des habitants sous le nom de « Gros Buisson » puis de « Buisson ». A la mort du roi, Odette tombe en disgrâce et doit s’exiler. Racheté par un Parisien, le domaine reprend vie avec la construction d’une maison des champs. La demeure, au gré des changements de propriétaire, s’étoffe, s’embellit pour devenir au XVIIIème siècle un magnifique château entouré d’un mur épais tout autour de son parc.

Les derniers propriétaires connus sont Jean-Baptiste de Chéret et son épouse qui l’occupera jusqu’à son décès en 1855. En 1856, le domaine est loti et vendu en vastes parcelles pour la construction de maisons particulières. Le château disparaît, son parc aussi. Mais demeure le souvenir de leur existence à travers le  nom de cette rue qui prendra le nom officiel de rue du Buisson par arrêté municipal en 1963.

De la pioche au sel

Une perturbation neigeuse est passée il y a peu en Ile-de-France. C’est, à chaque fois, un même rituel : le salage des routes, principe de précaution oblige. Cette technique pour faire fondre la neige est arrivée assez tardivement en France. Jusqu’à la fin du XIXe siècle, on balayait (l’équivalent du verbe « déneiger » aujourd’hui) la neige et on sablait les chaussées jusqu’à un certain hiver 1879-1880.

En ce mois de décembre 1879, un froid terrible s’abat sur toute la France. Les températures atteignent des niveaux polaires (jusqu’à -28°C). Cet hiver fut le plus rigoureux du siècle, et surtout le plus dévastateur, car la majeure partie des végétaux furent détruits ou très endommagés. On voit à Paris, sur la Seine des glaçons de  plus d’un mètre d’épaisseur.

Le froid perturbe aussi la vie publique, pendant plusieurs semaines. Le musée du Louvre doit fermé ses portes durant quinze jours pour déneiger les alentours mais plus surement car ses calorifères (chauffages de l’époque) ne fonctionnaient pas correctement.

Le 11 décembre, environ 40 000 véhicules et 10 à 11 000 chevaux sont employés pour dégager la neige des grands axes. Des « décharges publiques » sont même réquisitionnées pour recevoir toute la neige. Mais le travail de déneigement est extrêmement lent. Pour enlever la neige, tous les moyens sont bons : à la pelle, à la pioche, à la herse ! La circulation devient impossible. Fin décembre, la situation est donc quasi désespérée et la capitale est paralysée !

Le 24 décembre 1879, on utilise, pour la première fois, du sel : « Enfin le sel a été expérimenté avant-hier dans l’avenue de Clichy. Il a donné d’assez bons résultats. C’est grâce à son emploi que les tramways de la Villette au Trône marchent en ce moment ». Si les chaussées empierrées et certaines allées conservent l’ancien système de balayage ou de sablage, les autres axes sont, eux, salés ainsi que les voies de tramway. On demande également aux commerçants et aux riverains de balayer la neige devant leur porte pour faciliter le travail. De là viendrait peut-être l’expression « balayer devant sa porte » ?

Après ce terrible hiver 1879, de nombreuses municipalités décident de commander avant chaque saison hivernale du sel en grande quantité (plusieurs centaines de tonnes). Ainsi à Créteil, les principaux axes sont salés lors des épisodes neigeux et un arrêté municipale impose aux riverains de balayer la neige devant leur maison, sur les trottoirs jusqu’au caniveau. En cas de verglas, ils jetteront du sable, des cendres, de la sciure de bois ou du sel au droit de leur habitation, à l’exception, pour le sel, des zones d’espaces verts.

Lors de fortes chutes de neige ou d’épisodes de verglas, plusieurs rues en côte deviennent inutilisables. La rue du moulin Berson qui permet d’accéder à l’île Sainte-Catherine est alors fortement déconseillée aux véhicules.  La passerelle permettant de circuler entre les 2 îles est ouverte pour proposer un itinéraire plus sécurisé. D’autres rues deviennent dangereuses à la circulation : les rues du sergent Bobillot, du Moulin, Robert Legeay, Monfray et quelques autres encore. Mais si vous êtes bien préparés à un épisode hivernal tout devrait glisser comme sur des roulettes…

La Ville tient à la disposition des habitants de plus de 60 ans, propriétaires d’un pavillon, du sel de  déneigement. Ceux-ci sont invités à se présenter au service de la Voirie, 32, rue de Mesly, les lundi, mercredi et vendredi, de 8h30 à 11h30. Les personnes éprouvant des difficultés à se déplacer peuvent être livrées en téléphonant au 01 48 98 43 90 ou en passant par le canal des relais-mairie.

La fête de l’aiguille

Organisée par les Conseils de quartier du secteur Sud, la deuxième fête de l’aiguille s’est tenue le 19 octobre dernier à la Maison du Combattant, place Henri Dunant.

Elle a rendu cette année un hommage particulier à « la Reine du tricot », Sonia Rykiel, disparue en août dernier. Et, pour l’occasion, un mannequin habillé dans le pur style de la créatrice accueillait les visiteurs à l’entrée de la salle. Des aquarelles et des textes d’une très grande qualité évoquaient le travail et le style de la spécialiste de la maille.

Comme l’an dernier, les visiteurs ont pu admirer de nombreuses œuvres et même des chefs-d’œuvre et s’initier à toutes les disciplines qui se pratiquent avec des aiguilles: tricot, crochet, broderie, patchwork, bijoux-textile, …

Cette année deux nouveautés, illustrées par des démonstrations, ont beaucoup intéressé les visiteurs:

  • L’écolo-tricot consiste à tricoter ou à crocheter avec des bandes découpées dans des sacs en plastique ou dans de vieux tissus. Plusieurs ouvrages en présentation permettaient aux visiteurs d’en comprendre les  subtilités. Un beau sac à main était par exemple en exposition.
  • Le furoshiki, une technique japonaise, permet d’emballer et de transporter toute sorte d’objets avec du tissu.

Cette seconde fête de l’aiguille s’est terminée par un concours de tricot organisé par le Club de la MJC Village. Et, cette année encore, il a remporté un vif succès.

Un bilan donc très satisfaisant. Les organisateurs, les exposants et les participants ont, semble-t-il, passé une excellente et chaleureuse journée et vous donnent rendez-vous en 2017 pour la troisième édition.

Gazette n°35

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