Gilbert, artiste des jardins

Cultiver son jardin, c’est bien sûr travailler la terre pour lui faire produire de beaux fruits et légumes mais ça ne suffit pas. Il faut aussi être attentif à l’écosystème de son potager. Gilbert, jardinier de la rue de la Prairie, en est convaincu. Et comme il est aussi bricoleur, avec une âme d’artiste, il a décidé de mêler ses deux centres d’intérêt en concevant et en construisant des abris pour les petits animaux. D’ailleurs, dès qu’on entre dans son jardin, on découvre des créations à l’esthétique étonnante : nichoirs à oiseaux, hôtels à insectes, mini moulins à vent, abri pour les canards et même cabane pour le chat qui y a élu domicile. Toutes des créations originales.

Quand on demande à Gilbert comment lui est venu l’idée de construire tous ces abris, il nous répond que tout  petit déjà, il aimait travailler le bois. Son métier de plombier ne lui a pas permis de réaliser cette passion. Mais en voyant dans les jardineries ces nichoirs ou hôtels à insectes industriels qu’il trouve plutôt laids, il se lance dans la fabrication de ses propres créations.

Sa méthode ? Il commence par réunir sa matière première en récupérant les palettes abandonnées, les lattes de planchers ou la frisette que les gens déposent dans la rue au moment des encombrants…puis il laisse parler son imagination.

Ses créations ont un succès fou et on en trouve dans la plupart des jardins de la rue de la prairie. Si Gilbert en faisait commerce, il aurait fait fortune ! Il les réalise à la demande et avec les éléments qu’il a récupérés. C’est ce qui fait la diversité de ses abris, qu’ils soient pour les oiseaux, les insectes ou décoratifs, comme ses moulins à vent qui tournent grâce à des axes de vélos. Il les réalise en 2 à 3 jours.

En ce moment, il fabrique de nombreux hôtels à insectes. Ils sont très tendance dans une période où l’on se préoccupe de plus en plus d’écologie. En effet, la dégradation de l’environnement et la diminution des lieux de biodiversité entraînent la disparition des abris naturels des insectes comme les bois morts, les troncs et leurs écorces, les branches, les souches, ou les petites branches mortes sur les arbres sains. Ces bois morts sont aussi source de nourriture pour les insectes. Ils sont pour eux la chambre à coucher, le couvain, la crèche et la cuisine selon les espèces. C’est pourquoi aujourd’hui, nos jardiniers, pour rétablir cet équilibre naturel, compensent en offrant le gîte et le couvert. C’est le rôle des hôtels à insectes que l’on voit « fleurir » aussi bien chez les particuliers que dans les espaces publics. Dans les jardins familiaux, les insectes y trouvent de quoi se loger et se nourrir. En contrepartie, ils contribuent à la pollinisation indispensable à la fécondation des végétaux, d’autres permettent le recyclage de la matière organique indispensable au compostage.

Si vous aussi, vous souhaitez apporter votre pierre à la conservation de la biodiversité, en installant un hôtel à insectes, réservez-lui une place au soleil. Il doit être exposé sud/sud-est, éventuellement est/sud-est. Ne le mettez pas au milieu du jardin mais adossez-le contre un mur ou une haie qui le protègera des vents dominants. Ne le posez pas à même le sol et laissez dessous un espace pour la ventilation. Le fond doit être complètement fermé.

De nombreux insectes sont qualifiés de nuisibles. Mais tout est une question d’équilibre et, au bout d’un moment, tout s’autorégule. Un grand nombre d’entre eux travaille dans l’ombre. On ne supporte pas les mouches domestiques et encore moins leurs asticots. Mais sans ces insectes qui contribuent à nettoyer, nous croulerions sous les déchets !

L’énigme des îles de Créteil

Afin de ne pas laisser vos neurones et vos pieds s’ennuyer cet été, l’ASBCA vous propose une énigme liant l’activité cérébrale à l’activité pédestre.

Le célèbre problème des ponts de Königsberg (*), résolu par Leonhard Euler au XVIIIe siècle, a été le point de départ de la topologie (une branche féconde des mathématiques qui étudie les transformations continues des déformations spatiales).

Il s’agissait pour Euler d’expliquer pourquoi il était impossible de trouver une promenade qui permette de franchir les 7 ponts des deux îles de Königsberg (actuelle Kaliningrad), une fois et une fois seulement. Ce qui semblait évident (cf. le schéma) n’avait pourtant jamais été démontré.

Sa longue mais lumineuse démonstration aboutira à une règle simple qu’il généralisera ensuite à tous les graphes et diagrammes. Mais restons-en aux ponts et aux régions auxquelles ils conduisent :

  • Il est toujours possible de trouver au moins un itinéraire empruntant, une fois et une seule fois, tous les ponts reliant les régions à visiter, si le nombre des ponts aboutissant à chacune de ces régions est pair ;
  • Il est toujours possible de trouver au moins un itinéraire empruntant, une fois et une seule fois, tous les ponts reliant les régions à visiter, s’il n’existe que deux régions comptant un nombre impair de ponts pour y conduire, à la condition de démarrer la promenade dans une des deux régions à nombre impair de ponts ;
  • Il est impossible de trouver un itinéraire empruntant, une fois et une seule fois, tous les ponts reliant les régions à visiter, s’il existe plus de deux régions comptant un nombre impair de ponts pour y conduire.

Nos trois îles principales (Sainte-Catherine, Brisepain et La Guyère) sont reliées à Créteil, à Saint-Maur, et entre elles, par 8 ponts ou passerelles (si l’on fait abstraction du passage au dessus du barrage du Bras du Chapitre). Un nombre pair de ponts ou de passerelles aboutit à chacune des zones desservies : 2 pour Saint-Maur ; 4 pour Créteil-Village ; 4 pour l’Île Sainte-Catherine, 4 pour l’Île Brisepain et 2 pour l’Île de la Guyère. La règle-1 s’applique. On peut donc se promener dans et autour de nos îles, à pied ou en vélo, en revenant au point de départ après avoir franchi tous les ponts une seule fois, quel que soit l’endroit d’où l’on part…

Mais si l’on veut ajouter à ces 8 ponts ou passerelles, le passage au dessus du barrage du Bras du Chapitre, entre Créteil-Village et le bout de l’Île Brisepain, le nombre des accès à ces deux endroits devient impair, et la règle-2 s’applique. L’itinéraire devra alors impérativement débuter à Créteil-Village pour aboutir à l’Île Brisepain (ou l’inverse)…

Contrairement au Königsberg du XVIIIe siècle, il est donc toujours possible de se promener dans nos îles sans repasser deux fois sur le même pont. Il y a même de multiples itinéraires possibles. Nous vous laissons le  soin de les découvrir Bonnes promenades !

(*) – Note : « Tentez l’impossible !» => http://rigolmath.free.fr/ponts/ponts.htm

Pavlova : une recette de Sylvie et Emeric

Préparation : 40 mn
Cuisson: 1 h 15

Pour 6 personnes

3 blancs d’oeufs
90 g de sucre en poudre
90 g de sucre glace
1 c. à c. de vinaigre de framboise
20 cl de crème liquide entière bien froide à 30 % de matière grasse minimum
10 g de sucre en poudre
300 g de fruits rouges, au choix

Préchauffez le four à 100 °C.
Fouettez les blancs en neige jusqu’à ce que le mélange devienne mousseux. Ajoutez alors progressivement le sucre en poudre et fouettez pendant environ 5 mn, à vitesse rapide. La meringue doit être ferme et former un bec d’oiseau.
À l’aide d’une maryse, incorporez ensuite le sucre glace puis le vinaigre au mélange.
Versez toute la meringue sur une plaque de cuisson recouverte d’une feuille de papier cuisson.
Donnez-lui la forme d’un disque légèrement creusé au centre.
Enfournez et faites cuire 1h15 mn à chaleur tournante puis laissez refroidir dans le four éteint.
En attendant, préparez la crème fouettée : fouettez la crème jusqu’à ce qu’elle épaississe (compter une dizaine de minutes). Ajoutez ensuite le sucre en poudre puis fouettez encore pendant une minute.
Quand la meringue est bien froide, recouvrez la de crème fouettée.
Ajoutez sur le dessus les fruits au dernier moment, juste avant de servir.

La fête du bras du Chapitre

Dimanche 2 juillet de 14h à 18h
Sur la base de l’USC Canoë-kayak, 20 rue du Barrage.

Comme chaque année retrouvons nous sur la pelouse l’USC Canoë-kayak :
structure gonflable, jeu du chamboule-tout, de la pêche à la ligne, des courses en sac , mur d’escalade, barbe à papa, enchanteront petits et grands.

Nous vous y attendons
L’équipe ASBCA

Incroyables comestibles

« La nourriture en partage », tel est le credo de ce mouvement participatif citoyen qui cherche à renouer contact avec la terre nourricière mais aussi, par ricochet, à renouer des liens entre les gens eux-mêmes. C’est précisément ce qui s’est passé dans la matinée du samedi 18 mars dernier, du côté du pont Noël. Des personnes sont arrivées, par deux, par trois, par six, l’une portant un sac rempli de graines, l’autre des plantoirs et des binettes, une troisième équipée d’un arrosoir.

Une véritable opération commando en marche !

Leur mission : ensemencer trois gros bacs en pierre jusque-là colonisés par des herbes folles, dans le petit sentier reliant la rue du Moulin-Berson au chemin du Bras du Chapitre. À toi les radis et les pois ; à moi tomates cerises et aubergines. Les voilà courbés, mains dans la terre, toutes générations confondues, portés par l’espoir de voir bientôt germer ces graines, puis de voir grandir les pousses et fructifier les plants. La presse
municipale était là, pour immortaliser l’instant. Des membres d’associations d’autres quartiers cristoliens aussi, pour en prendre de la graine, pardi ! Sûr que nous allons les bichonner nos p’tits bacs gourmands : un arrosage par-ci, un désherbage raisonné par là.

Rendez-vous dans quelques mois, pour partager la récolte.
Pour plus d’infos, voir le site lesincroyablescomestibles.fr