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PPRI, ça vous dit quelque chose ?

PPRI: Que signifie ce sigle ?
Le Plan de Prévention des Risques d’Inondations (PPRI) est un règlement élaboré par les services de l’Etat, à la demande du préfet, qui régit l’urbanisme dans les zones à risque. Les bords de la Marne en faisant partie, les riverains sont concernés. Pour comprendre, il faut remonter à 1995, date à laquelle la loi Barnier impose de se référer à la plus haute crue connue, celle de 1910. Jusqu’à cette date, c’était la crue de 1924 (environ 2 m de moins), qui servait de référence lors des demandes de permis de construire sur notre quartier.

Un outil de préservation des vies humaines
Le PPRI est un outil de l’Etat destiné à préserver des vies humaines et à réduire les coûts des
dommages causés par une inondation. Le PPRI a pour finalité :

  • d’établir une cartographie aussi précise que possible des zones à risque
  • d’interdire les implantations humaines dans les zones les plus dangereuses
  • de réduire la vulnérabilité des installations existantes
  • de préserver les capacités d’écoulement et d’expansion des crues
  • de prescrire les mesures de protection et de prévention collectives

PPRI_2007Un classement par zone à risque
Les zones à risque sont divisées en secteurs affectés de couleurs, où les règles d’urbanisme sont plus ou moins strictes.

Ainsi, il fait la distinction entre trois zones : les zones rouges où le risque est élevé et où aucun permis de construire pour construction nouvelle ne peut être délivré même par dérogation, les zones bleues à risque moyen où le permis de construire est assorti de conditions et les zones
blanches présumées sans risque où le permis de construire reste soumis aux règles du Plan Local d’Urbanisme (PLU).

Réduction de la vulnérabilité
Le PPRI peut imposer des travaux de réduction de la  vulnérabilité sur le bâti existant. La priorité est donnée à la protection des personnes et à la réduction des dommages.

L’information des populations

  • Information acquéreurs, locataires : dans les communes ayant un PPRI prescrit ou approuvé, les propriétaires et bailleurs doivent fournir une information sur les risques aux acheteurs ou locataires ainsi que sur les dommages ayant fait l’objet de déclaration «catastrophes naturelles»
  • Repères de crues : les communes doivent procéder à la pose de repères de crues, visibles de la voie publique
  • Plan communal de sauvegarde : les communes dotées d’un PPRI approuvé doivent rédiger, et le cas échéant mettre en œuvre, un plan communal de sauvegarde.

Maison_PilotisAujourd’hui qu’en est-il pour notre quartier ?
Initialement classées en rouge les îles et leurs abords ont vu une révision assouplie du PPRI. Cette révision s’appuie sur les résultats d’une étude hydraulique menée sur les zones de grand écoulement et réalisée à la demande de la préfecture par un organisme spécialisé.

Les résultats de l’étude sur la vitesse d’écoulement du lit majeur de la Marne au niveau des îles cristoliennes ont conduit à la suppression du zonage provisoire “orange hachuré rouge” de ces îles, de part et d’autre du Bras du Chapitre qui passent en “orange ”, ce qui allège les contraintes relatives à la reconstruction et à l’extension de l’existant.

Ainsi, toutes les constructions nouvelles sont conçues de manière à résister à une crue et souvent construite sur pilotis. Leur implantation où les clôtures, ne doivent pas gêner les écoulements.

Le plancher du rez-de-chaussée, c’est-à-dire le niveau habitable, doit se situer en permanence au-dessus des « plus hautes eaux connues » (PHEC) soit la crue de 1910, dite crue centennale.

L’île des Ravageurs reste en “rouge” dans le nouveau PPRI, et aucune construction nouvelle ne peut y être édifiée. Elle est, en effet, située sur la zone la plus exposée au grand écoulement des eaux en cas de crue, leur vitesse pouvant alors atteindre 0,5 mètre par seconde.