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Le plus timbré de nos voisins

Il habitait au 16 de la rue du Moulin Berson. Tous les enfants du quartier connaissaient son garage. Ils lui apportaient les timbres qu’ils parvenaient à rassembler et, en échange, monsieur Mauquest leur ouvrait sa boîte de bonbons. Et pourtant monsieur Mauquest n’était pas timbré. Son incroyable production de fleurs artificielles en timbres-poste lui avait même valu une médaille d’or au concours Lépine de 1933…

Fleur artificielle faite de 80 timbres par
Monsieur Mauquest (Photo PJL)

Un pot de colle, une paire de ciseaux, du fil de fer, une pince coupante et un gros sac de timbres (oblitérés, faut-il le préciser). Attablé au fond de son atelier, portes grandes ouvertes sur la rue, monsieur Mauquest triait ses timbres (les verts pour les troncs et le feuillage, les autres couleurs pour les fleurs) ; puis il coupait, découpait, pliait, assemblait et collait ses pétales et ses feuilles improbables sur de longues tiges nrubannées.

Bien sûr, il vendait sa production. Et mon petit bouquet de 80 timbres postes est bien modeste comparé au magnifique arbuste, de plusieurs milliers de timbres, offert à la mairie. Ce chef d’œuvre est exposé dans l’entrée de la Maison du combattant et bien visible depuis l’extérieur.