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Les inondations de juin

Le vendredi 3 juin dernier, les îles Sainte-Catherine et Brise-Pain et le chemin du Bras du Chapitre grouillaient d’agitation. Ici des pompes tentaient de contenir la montée des eaux dans une cave, là des voisins solidaires essayaient de mettre à l’abri des meubles. La Marne en crue s’invitait dans nos jardins, nos caves, nos rues et, pour certains, dans nos maisons, rappelant, s’il le fallait, que les riverains des bords de Marne vivent en zone inondable…
Durant toute cette journée, une belle solidarité s’est mise en place. Sur les îles, la rue des Uzelles est devenue le carrefour des rencontres et le lieu d’un pique-nique improvisé. Chacun y propose son aide. Le maire y passe avec ses adjoints et fait intervenir les équipes techniques de la ville. Sur le Chemin du Bras du Chapitre, on voit apparaître des parpaings et des poutres pour permettre la circulation des piétons.
Plusieurs mois ont passé depuis cet évènement exceptionnel – rappelons que les dernières crues de cette ampleur remontent à 1982. Rapidement après la crue, la Mairie s’est mobilisée et a obtenu pour la commune le classement de l’événement en catastrophe naturelle, ce qui a limité l’impact financier des remises en état.
 
Et comme beaucoup, l’équipe de rédaction de la Gazette a tenté de tirer les leçons de cette montée des eaux imprévues et vous propose de télécharger une brochure sur le site de l’ASBCA. Vous y trouverez les numéros d’urgence, les outils pour s’informer en cas de crue, l’attitude à suivre avant, pendant et après une crue. La mise à disposition de ce document au format électronique se veut écologique (moins de papier). En effet, plusieurs de nos lecteurs ne sont pas (et heureusement) concernés par les inondations. Elle permettra également de faire évoluer cette littérature si vos remarques ou commentaires permettaient de l’enrichir ou la corriger.

Une hausse en parpaings pour les ruches de la Guyère

Sur l’île de la Guyère – la plus basse des quatre dans sa partie avale – 150 à 200.000 ouvrières risquent la noyade. Mai et juin sont les plus gros mois de production pour les abeilles. Leur population a été multipliée par cinq depuis l’hiver, et les ruches de Christophe et de Michel sont menacées de submersion. Mais, pas question de déplacer les ruches de plus d’un mètre, car les butineuses mémorisent leur emplacement avec une très grande précision. Au delà d’un mètre, elles ratent la planche d’envol au retour, se perdent et meurent.
Christophe Prieur et son fils au chevet de leurs abeilles
(Photo Michel Richard)

Il ne restait donc qu’une solution aux deux apiculteurs amateurs : enfiler des cuissardes, revêtir leurs combinaisons intégrales, et monter au plus vite leurs ruches sur des parpaings… Quelques abeilles, désorientées par cette surélévation, ont plongé et se sont noyées. Mais les colonies ont été sauvées, et la récolte, quoique moindre que l’an passé, était, nous dit-on, d’excellente qualité !