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Défilé de Noël 2017

Le traditionnel défilé de Noël de l’ASBCA aura lieu le mercredi 20 décembre 2017 à 17h30 (départ à 18h00).

Comme tous les ans, le lieu de rendez-vous est situé au cœur de Créteil Village sur la place Henri Dunant (près de la Maison du Combattant).

Après avoir déambulé dans les rues depuis le Village jusqu’au Bras du Chapitre sur les bords de Marne sur une musique entraînante, les petits et les grands pourront profiter d’un joli spectacle lumineux avant de profiter d’un bon chocolat chaud.

La préfecture et la mairie ont donné leur accord. L’événement aura bien lieu.

La sécurité sera assuré par la police municipale.

Gratuit pour tous.

Tél 0695721682
e-mail info@asbca.fr

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Un trésor dans nos poubelles (2/2)

La ressource perpétuelle
Le verre récupéré dans notre bac vert prend la direction du centre de tri des déchets de Limeil-Brévannes. Un tri mécanique est effectué pour éliminer tous les éléments métalliques. Puis un tri optique élimine le verre qui n’en est pas (cristal,céramique).

Et enfin un souffleur retire les éléments légers comme les étiquettes et les bouchons en liège ou en plastique. Le verre est broyé pour en faire du calcin. Dès lors, il n’est plus un déchet mais une matière première. Il est alors expédié dans les verreries qui vont le fondre pour en faire de nouvelles bouteilles, des bocaux ou autres.

Le verre issu des vitrages (fenêtres, miroirs) et de la vaisselle (verres, assiettes, etc.) n’a pas la même composition que le verre d’emballage. Il ne peut alors pas être incorporé au calcin et doit être jeté dans le bac “grenat”. Il en est de même pour les ampoules qu’il faut déposer dans les points de collecte dédiés

L’or vert
Les déchets verts, autrement appelés biodéchets, collectés 1 fois par semaine de mi-mars à mi-décembre (jusqu’au 13 décembre en 2017), vont vers un centre spécifique à La-Queue-en-Brie qui va en faire du compost.

Le biogaz généré lors de la fermentation de ces déchets est récupéré puis valorisé en énergie.

L’encombrant trésor
Les encombrants sont, quant à eux, collectés une fois par mois. La plupart, trop volumineux, ne peuvent pas être traités en centre de tri et finissent sur le site d’enfouissement de Soignolles-en-Brie en Seine-et-Marne.

Le saviez-vous ?

Depuis le 1er octobre 2016, tous les emballages sans exception, même les sacs en plastique, doivent être mis dans le bac jaune. On parle bien d’emballages. Un objet en plastique qui n’est pas un emballage doit toujours être jeté dans le bac “grenat”, emmené à la déchetterie ou mis sur la
rue pour la collecte des encombrants.
De même, depuis le 1er novembre 2016, un service de collecte à la demande des encombrants a été mis en place. L’objectif est de destiner ces objets au réemploi en leur offrant une nouvelle vie sur le marché de l’occasion ou via des associations ou des projets humanitaires (mobilier, électroménager, appareils électriques) ou bien de les intégrer au cycle de tri et du recyclage (produits dangereux notamment). Rendez-vous sur monservicedechets.com ou appelez le 01.70.84.00.00)

Un trésor dans nos poubelles (1/2)

Un Cristolien jette en moyenne chaque année 465kg de déchets dans ses poubelles. 1,27kg par jour ! Autant dire que la gestion de ces déchets est un véritable défi. Et quand bien même l’objectif pour 2018 est de passer à 437kg par an par habitant, tous ces déchets doivent être traités.

Pour faciliter ce traitement, Créteil a mis en place dès 1994 le tri sélectif. A l’époque, Créteil fait partie des villes pionnières. Nous avons désormais 4 bacs :

  • Bac « Grenat » pour les déchets ménagers non recyclables
  • Bac jaune pour les emballages, le papier et le carton
  • Bac vert pour le verre
  • Bac gris à couvercle vert pour les déchets verts (uniquement dans les zones pavillonnaires)

Des camions-bennes passent chaque semaine pour collecter les déchets en porte-à-porte.

Un trésor d’énergie
Les déchets ménagers (bac « grenat ») arrivent sur le site de traitement et de valorisation des déchets de Créteil. Ils sont brûlés dans des fours qui sont reliés à des chaudières. Ainsi nos détritus alimentent le réseau de chauffage urbain de Créteil à hauteur de 38%. Les résidus, appelés « mâchefers », sont valorisés en les intégrant aux matériaux de construction de nouvelles routes (sous-couche routière).

Ce centre produit également de l’électricité pour EDF. Notre poubelle “grenat” fabrique du chauffage, de l’électricité et des routes ! C’est un bon début.

La malle pleine de promesses
Les emballages (bac jaune) partent à destination du centre de tri des déchets de Limeil-Brevannes. Plusieurs tris sont encore effectués. Les agents de tri commencent par séparer les déchets en fonction de leur catégorie (papier, carton, aluminium, plastique, etc.) Place ensuite au tri optique qui affine le travail selon les types de plastique, les type de métaux, le carton, le papier. Une fois toutes ces opérations effectuées, les déchets sont compactés en gros blocs ou en granulés et envoyés dans des entreprises qui s’en serviront comme matière première.

(Suite dans l’article à venir sous quinzaine…)

La rue du barrage

Cette rue très pentue part de la route départementale 19 (rue du Général Leclerc) jusqu’au début du Bras du Chapitre. Et en bas se trouve la base de Canoë-Kayak de l’US Créteil et le Cercle de Voile. La confluence du Morbras (dont nous avons déjà parlé dans la gazette n°31) et de la Marne s’effectuait en bas de cette rue et séparait Créteil, sur le continent, de Bonneuil, de l’autre côté du Morbras, sur l’île Barbière. Cette partie du Morbras a disparu, l’île Barbière aussi, de fait.

Le flux de la Marne arrivant dans le bras du Chapitre additionné du flux du Morbras peu puissant ne suffisait plus à faire tourner convenablement les 3 moulins de Créteil qui se trouvaient sur le petit bras de Marne. Les 3 propriétaires se sont alors unis au début du 19ème siècle pour faire construire un barrage sur la “grande” Marne à l’entrée du bras du Chapitre et ainsi diriger un flux d’eau plus important vers leur outil de travail. En fait de barrage, il s’agissait plutôt d’une digue de 126 mètres édifiée en travers de la rivière, comprenant un pertuis de 12 mètres de large et munie d’une porte marinière pour le passage des bateaux.

A la fin du 19ème siècle, dans le cadre du lotissement de ce coin de Créteil, la rue prend tout naturellement le nom de “rue du barrage” puisque c’est celle qui mène au barrage.

Les moulins avaient tous disparu au début du 20ème siècle. Le barrage n’ayant plus d’utilité commerciale et rendant la navigation des péniches plus difficile, la décision fut prise de le détruire. Cela allait également faciliter le développement du port de Bonneuil.

Le vitrail de l’île Brise-Pain

Une chapelle ? Un établissement religieux ? Un béguinage ? Une secte peut-être ? Les promeneurs, nombreux sur nos îles dès le retour des beaux jours, s’arrêtent médusés devant le vitrail du 7 de l’allée Centrale et s’interrogent, dubitatifs Mais ce n’est rien de tout ça, bien sûr, et l’histoire de ce vitrail est plus originale encore !

Réalisé en 1901, comme en attestait la date gravée sur le chapiteau qui le soutenait, le vitrail met en scène Marie et Joseph présentant Jésus aux docteurs de la Loi. Philippe et Michèle Devisme en ont fait l’acquisition en 1982 pour servir de jonction entre leur maison et son extension.

Quelques jours après l’installation du vitrail (*), Madeleine Jurgens, l’historienne-archiviste bien connue des  cristoliens, s’immobilise en passant devant leur maison et reste un moment sans voix (ce qui ne lui était pas trop habituel). Elle vient de reconnaître le vitrail sous lequel elle avait fait sa communion à l’école religieuse de ses jeunes années parisiennes. Une école située impasse des Deux Anges, dans le sixième arrondissement, et dont la petite chapelle – avec ce vitrail qui en éclairait le chœur – avait été construite au début du XXe siècle.

L’établissement sera rasé en mai 1968, sans lien apparent avec les évènements de l’époque. Il s’agissait, en fait, de permettre l’agrandissement de la faculté de médecine voisine. Le démolisseur, une entreprise basée à Yerres, conservera le vitrail pendant 14 ans, dans l’intention de le vendre, puis finira par s’en débarrasser en le cédant aux Devisme pour 6.000 francs. L’ouvrier en charge de la démolition se souvenait avoir dû conserver tous les jours, auprès de lui sur le chantier, un jerrican d’essence pour être sûr de pouvoir rentrer chaque soir. L’essence était une denrée rare en mai 68, et les réservoirs des véhicules étaient très fréquemment siphonnés…

Étonnant, n’est-ce pas, l’étrange destin de ce vitrail créé à la Belle Époque, démonté en mai 68,puis réapparu sur nos îles avec la première édition de la fête de la musique ?

(*) – Note => Le bref reportage vidéo de la mise en place du vitrail en 1982 est consultable sur « YouTube » : https://youtu.be/NDx6O1MqVzI