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Le SEL de Créteil

Saviez-vous que la MJC abrite une mine de S.E.L ? Mais attention, on ne parle ni du sel de cuisine, ni de sel régénérant (quoique). Il s’agit du S.E.L, le Service d’Echange Local qui peut se consommer sans modération.

Le S.E.L de Créteil, comme tous les S.E.L de France, est une association loi 1901 à but non lucratif, gérée par des bénévoles. Les membres peuvent échanger des services, des savoir-faire, des biens ou du temps. C’est aussi un espace de rencontres, de convivialité, où chacun peut échanger selon sa disponibilité et ses envies.

Les échanges de biens et de services sont le moteur du S.E.L et les échanges humains sa motivation profonde. Un catalogue regroupe par catégorie les offres de tous les adhérents. A chacun de puiser dans ce catalogue ce qui lui convient et de se mettre en relation avec l’annonceur.

Chaque offre est évaluée en monnaie locale fictive: le « cristol ». Ce système d’évaluation permet d’établir pour chaque adhérent une “comptabilité” débit/crédit qui doit tendre vers l’équilibre. Un adhérent reçoit mais doit en  contrepartie donner de son temps.

Les membres du S.E.L, qui acquittent une cotisation de 12 euros par an, se réunissent à la MJC une fois par mois. Cette réunion permet de diffuser les informations, de consigner les échanges effectués ou à faire, d’actualiser le catalogue des services proposés et d’évaluer ces derniers. Chaque réunion se termine par un repas partagé convivial.

Si vous désirez en savoir davantage, adressez-vous à votre moteur de recherche préféré et tapez “SEL de Créteil”.

Le bambou

Le bambou est très présent sur nos îles dont il apprécie le sol humide.Certaines espèces peuvent y atteindre 5 cm de diamètre et 10 mètres de haut. Nous avons souhaité vous faire découvrir certaines facettes de cette plante extraordinaire.

Le bambou est une herbe préhistorique. Il appartient à la famille des graminées qui contient aussi le blé, le maïs, la canne à sucre Il serait apparu au Crétacé, il y a plus de 100 millions d’années, en Inde, en Birmanie et en Indonésie. Les bambous forment une catégorie à part, caractérisée par leurs tiges ligneuses (seules graminées à ne pas être herbacées). Les tiges des bambous sont vertes car elles contiennent beaucoup de chlorophylle, et représentent une surface de premier plan pour la photosynthèse.

Le bambou est composé d’une tige appelée chaume, de feuillage et d’un système racinaire appelé rhizome. Le chaume est creux sauf au niveau des nœuds. Les branches prennent leur naissance au niveau des nœuds.

Il y a plus de 1200 espèces de bambous. Elles sont réparties principalement dans les régions tropicales et subtropicales, pour les deux tiers en Asie. Le continent américain possède environ 300 espèces. Il existe des bambous nains qui couvrent le sol comme les herbes et des bambous géants de plus de 30 mètres de haut et de 25 à 30 cm de diamètre à la base. La plupart des bambous poussent sous des températures variant entre 9 et 36 degrés. Pourtant certaines espèces supportent des températures minimales de -18 degrés. Son étonnante capacité d’adaptation permet de le trouver jusqu’à 4000 mètres d’altitude. On distingue souvent les bambous selon leur manière de se multiplier : certains, dits cespiteux, se développent en touffes, d’autres sont dits traçants à cause de l’avancée rapide de leur rhizome.

Attention !!!

Les bambous traçants sont extrêment difficiles à contenir sans protection adéquate. Si vous ne souhaitez pas ternir les relations avec vos voisins pour cause d’envahissement, respectez les consignes énumérées sur cette page :

Bambou : ne vous laissez pas envahir

Sinon, vous n’avez plus qu’à faire venir un tracto-pelle pour sortir les rhizomes de terre si le mal est fait…

Le bambou sort de terre avec son diamètre définitif, de façon télescopique. Il croît de 10 à 50 cm par jour, selon les espèces, le record étant de 1,20 mètre en 24 heures. Lorsqu’elle sort de terre, la jeune pousse est tellement tendre qu’on peut la consommer (après l’avoir fait bouillir pour décomposer le glycoside cyanogène).

A la différence de l’arbre dont le tronc s’épaissit vers l’extérieur, la tige du bambou (chaume) va progressivement s’épaissir jusqu’à sa maturité par l’intérieur, maturité qui arrive généralement entre 3 et 4 ans. A la différence des arbres, les bambous sont dépourvus d’écorce. Leur surface extérieure est extrêmement lisse et résistante grâce à la silice et à la cire secrétée par l’épiderme.

Le bambou a une résistance hors du commun. Le chaume comprend environ 40% de fibres verticales serrées (représentant 60% de son poids), qui lui donnent ses principales qualités : flexibilité, élasticité, et grande résistance à la traction. On l’utilise pour les échafaudages pour la construction de gratte-ciels à Hong Kong. L’échafaudage le plus haut jamais réalisé en bambou avoisine les 400 mètres ! Souvent, les maisons construites en bambou sont les seules à résister aux tremblements de terre grâce aux qualités de solidité et de flexibilité de l’herbacée. Le bambou acquiert au cours de sa maturité une dureté exceptionnelle grâce à la lignification des cellules et à la silice contenue dans la paroi externe.

La résistance mécanique du bambou est comparable à celle de l’érable. Sa dureté est souvent comparée à celle du chêne. En terme de traction, dans le sens du bambou, sa résistance est exceptionnelle et comparable à celle de l’acier. A ce titre, le bambou est parfois substitué à l’acier dans le béton armé.

Le bambou présente de nombreuses qualités pour la protection de l’environnement : le bambou est exploitable au bout d’un an pour la fabrication de papier et de trois ans pour la construction, alors que quinze à trente ans sont nécessaires pour le pin et 60 ans pour le chêne. L’utilisation de bambou à la place du bois diminue donc considérablement la pression sur la forêt. On considère qu’en moyenne le rendement d’une bambouseraie est 25 fois supérieur à celui d’une forêt de même superficie. Le charbon de bambou peut aussi être utilisé en remplacement du charbon de bois comme combustible ou absorbeur d’odeur et d’humidité.

Dans la cour de l’école vrombissaient les hannetons…

Le printemps 1952 était un vrai printemps à l’ancienne. Sur les trottoirs, au pied des murs, au droit des caniveaux, les serfouettes des cantonniers traquaient au ras des racines, les pissenlits en jaune et les touffes des plantains. C’était le printemps et ça mettait en énergie allègre les gambettes des écoliers et les élytres bruns des hannetons qui vrombissaient sous les marronniers en fleurs.Lesté par sa pesante besace d’écolier, la poche gauche de son short gonflée par la présence insolite d’une petite boîte en fer blanc, un petit garçon de Créteil, myope mais guilleret se dirigeait allègrement vers sa chère école Victor Hugo.

La boîte lovée dans la poche de gauche était bombée et percée de dizaines de trous pour permettre la respiration de ses occupants ; la boîte était un réceptacle pour hannetons, une sorte de malle de voyage.

En ce temps-là, au printemps, les lourds coléoptères bruns voletaient en bruyantes escadrilles sous les marronniers. L’éclosion des fleurs de marronniers donnaient le signal de l’ouverture de la chasse aux hannetons et les p’tits joyeux des écoles ne se privaient pas de les faire prisonniers.

La manœuvre des vols de hannetons était une activité traditionnelle de printemps autorisée dans les cours d’école. Bien des maîtres à béret, lorsqu’ils surveillaient les récréations, suivaient les évolutions des forteresses volantes et bourdonnantes avec des regards plein de bonhommie, au souvenir du lointain temps où  ils pilotaient eux-mêmes ces bestioles ailées.

Le vol maîtrisé des hannetons était une pratique tenace que les pères, nostalgiques de leur enfance,  transmettaient fièrement à leurs fils. Les techniques fauconnières adaptées aux coléoptères s’apprenaient plus vite que les règles de grammaire. Les pilotes experts attachaient un fil à coudre à une patte des captifs. 2 mètres de liberté conditionnelle et les élytres bruns s’élançaient en vrombissant comme des bombardiers.

Mais les maîtres d’équipage ne pouvaient s’attacher à leurs cerfs-volants poilus tant leur comportement imprévisible défrisait leurs entendements juvéniles. C’était une analyse unanimement partagé par les avionneurs de hannetons qui opinaient doctement du chef à l’évocation de leurs infortunes.

Imprévisibles comme des bourdons neurasthéniques, leurs antennes massues en bélier, les hannetons changeaient souvent et brusquement de trajectoire pour aller percuter les vitres des alentours. Avec la ferveur imbécile des pilotes kamikazes, les forteresses volantes caparaçonnées n’aimaient rien moins qu’à aller mourir en s’assommant contre les vitrages. Les hannetons étaient des insectes suicidaires. C’était inscrit dans leurs gènes. C’était leur part d’ombre antipathique.

Les loupiots ne s’y étaient pas trompé : « t’es con comme un hanneton » figurait en position éligible dans le riche registre des insultes écolières de printemps.

Nettoyage de rentrée du bras du chapitre

Samedi 9 septembre 2017 aura lieu le traditionnel nettoyage de rentrée du bras du chapitre qui vise à préserver ce bras de Marne et son écologie.

L’Association pour la Sauvegarde du Bras du Chapitre et de ses Abords (ASBCA) en partenariat avec le Conseil de Quartier (CQ3 / Bords de marne – val de Brie), la Goujonnette,  les jardins familiaux de la rue de la prairie, les services techniques de la ville et l’USC Canoë Kayak vous donnent rendez-vous à 9h et tout au long de la matinée au square Jullien.

Munis de bottes, de sécateurs, de grappins et en tenue adaptée, venez nous rejoindre pour enlever les algues, les branchages ou les déchets qui séjournent au fond du bras.

Une matinée au service de l’amélioration de notre environnement qui se terminera par un pique-nique dans une ambiance conviviale au Square Jullien.

Gilbert, artiste des jardins

Cultiver son jardin, c’est bien sûr travailler la terre pour lui faire produire de beaux fruits et légumes mais ça ne suffit pas. Il faut aussi être attentif à l’écosystème de son potager. Gilbert, jardinier de la rue de la Prairie, en est convaincu. Et comme il est aussi bricoleur, avec une âme d’artiste, il a décidé de mêler ses deux centres d’intérêt en concevant et en construisant des abris pour les petits animaux. D’ailleurs, dès qu’on entre dans son jardin, on découvre des créations à l’esthétique étonnante : nichoirs à oiseaux, hôtels à insectes, mini moulins à vent, abri pour les canards et même cabane pour le chat qui y a élu domicile. Toutes des créations originales.

Quand on demande à Gilbert comment lui est venu l’idée de construire tous ces abris, il nous répond que tout  petit déjà, il aimait travailler le bois. Son métier de plombier ne lui a pas permis de réaliser cette passion. Mais en voyant dans les jardineries ces nichoirs ou hôtels à insectes industriels qu’il trouve plutôt laids, il se lance dans la fabrication de ses propres créations.

Sa méthode ? Il commence par réunir sa matière première en récupérant les palettes abandonnées, les lattes de planchers ou la frisette que les gens déposent dans la rue au moment des encombrants…puis il laisse parler son imagination.

Ses créations ont un succès fou et on en trouve dans la plupart des jardins de la rue de la prairie. Si Gilbert en faisait commerce, il aurait fait fortune ! Il les réalise à la demande et avec les éléments qu’il a récupérés. C’est ce qui fait la diversité de ses abris, qu’ils soient pour les oiseaux, les insectes ou décoratifs, comme ses moulins à vent qui tournent grâce à des axes de vélos. Il les réalise en 2 à 3 jours.

En ce moment, il fabrique de nombreux hôtels à insectes. Ils sont très tendance dans une période où l’on se préoccupe de plus en plus d’écologie. En effet, la dégradation de l’environnement et la diminution des lieux de biodiversité entraînent la disparition des abris naturels des insectes comme les bois morts, les troncs et leurs écorces, les branches, les souches, ou les petites branches mortes sur les arbres sains. Ces bois morts sont aussi source de nourriture pour les insectes. Ils sont pour eux la chambre à coucher, le couvain, la crèche et la cuisine selon les espèces. C’est pourquoi aujourd’hui, nos jardiniers, pour rétablir cet équilibre naturel, compensent en offrant le gîte et le couvert. C’est le rôle des hôtels à insectes que l’on voit « fleurir » aussi bien chez les particuliers que dans les espaces publics. Dans les jardins familiaux, les insectes y trouvent de quoi se loger et se nourrir. En contrepartie, ils contribuent à la pollinisation indispensable à la fécondation des végétaux, d’autres permettent le recyclage de la matière organique indispensable au compostage.

Si vous aussi, vous souhaitez apporter votre pierre à la conservation de la biodiversité, en installant un hôtel à insectes, réservez-lui une place au soleil. Il doit être exposé sud/sud-est, éventuellement est/sud-est. Ne le mettez pas au milieu du jardin mais adossez-le contre un mur ou une haie qui le protègera des vents dominants. Ne le posez pas à même le sol et laissez dessous un espace pour la ventilation. Le fond doit être complètement fermé.

De nombreux insectes sont qualifiés de nuisibles. Mais tout est une question d’équilibre et, au bout d’un moment, tout s’autorégule. Un grand nombre d’entre eux travaille dans l’ombre. On ne supporte pas les mouches domestiques et encore moins leurs asticots. Mais sans ces insectes qui contribuent à nettoyer, nous croulerions sous les déchets !