Accueil // Archive by category "Environnement"

Un trésor dans nos poubelles (2/2)

La ressource perpétuelle
Le verre récupéré dans notre bac vert prend la direction du centre de tri des déchets de Limeil-Brévannes. Un tri mécanique est effectué pour éliminer tous les éléments métalliques. Puis un tri optique élimine le verre qui n’en est pas (cristal,céramique).

Et enfin un souffleur retire les éléments légers comme les étiquettes et les bouchons en liège ou en plastique. Le verre est broyé pour en faire du calcin. Dès lors, il n’est plus un déchet mais une matière première. Il est alors expédié dans les verreries qui vont le fondre pour en faire de nouvelles bouteilles, des bocaux ou autres.

Le verre issu des vitrages (fenêtres, miroirs) et de la vaisselle (verres, assiettes, etc.) n’a pas la même composition que le verre d’emballage. Il ne peut alors pas être incorporé au calcin et doit être jeté dans le bac « grenat ». Il en est de même pour les ampoules qu’il faut déposer dans les points de collecte dédiés

L’or vert
Les déchets verts, autrement appelés biodéchets, collectés 1 fois par semaine de mi-mars à mi-décembre (jusqu’au 13 décembre en 2017), vont vers un centre spécifique à La-Queue-en-Brie qui va en faire du compost.

Le biogaz généré lors de la fermentation de ces déchets est récupéré puis valorisé en énergie.

L’encombrant trésor
Les encombrants sont, quant à eux, collectés une fois par mois. La plupart, trop volumineux, ne peuvent pas être traités en centre de tri et finissent sur le site d’enfouissement de Soignolles-en-Brie en Seine-et-Marne.

Le saviez-vous ?

Depuis le 1er octobre 2016, tous les emballages sans exception, même les sacs en plastique, doivent être mis dans le bac jaune. On parle bien d’emballages. Un objet en plastique qui n’est pas un emballage doit toujours être jeté dans le bac « grenat », emmené à la déchetterie ou mis sur la
rue pour la collecte des encombrants.
De même, depuis le 1er novembre 2016, un service de collecte à la demande des encombrants a été mis en place. L’objectif est de destiner ces objets au réemploi en leur offrant une nouvelle vie sur le marché de l’occasion ou via des associations ou des projets humanitaires (mobilier, électroménager, appareils électriques) ou bien de les intégrer au cycle de tri et du recyclage (produits dangereux notamment). Rendez-vous sur monservicedechets.com ou appelez le 01.70.84.00.00)

Un trésor dans nos poubelles (1/2)

Un Cristolien jette en moyenne chaque année 465kg de déchets dans ses poubelles. 1,27kg par jour ! Autant dire que la gestion de ces déchets est un véritable défi. Et quand bien même l’objectif pour 2018 est de passer à 437kg par an par habitant, tous ces déchets doivent être traités.

Pour faciliter ce traitement, Créteil a mis en place dès 1994 le tri sélectif. A l’époque, Créteil fait partie des villes pionnières. Nous avons désormais 4 bacs :

  • Bac « Grenat » pour les déchets ménagers non recyclables
  • Bac jaune pour les emballages, le papier et le carton
  • Bac vert pour le verre
  • Bac gris à couvercle vert pour les déchets verts (uniquement dans les zones pavillonnaires)

Des camions-bennes passent chaque semaine pour collecter les déchets en porte-à-porte.

Un trésor d’énergie
Les déchets ménagers (bac « grenat ») arrivent sur le site de traitement et de valorisation des déchets de Créteil. Ils sont brûlés dans des fours qui sont reliés à des chaudières. Ainsi nos détritus alimentent le réseau de chauffage urbain de Créteil à hauteur de 38%. Les résidus, appelés « mâchefers », sont valorisés en les intégrant aux matériaux de construction de nouvelles routes (sous-couche routière).

Ce centre produit également de l’électricité pour EDF. Notre poubelle « grenat » fabrique du chauffage, de l’électricité et des routes ! C’est un bon début.

La malle pleine de promesses
Les emballages (bac jaune) partent à destination du centre de tri des déchets de Limeil-Brevannes. Plusieurs tris sont encore effectués. Les agents de tri commencent par séparer les déchets en fonction de leur catégorie (papier, carton, aluminium, plastique, etc.) Place ensuite au tri optique qui affine le travail selon les types de plastique, les type de métaux, le carton, le papier. Une fois toutes ces opérations effectuées, les déchets sont compactés en gros blocs ou en granulés et envoyés dans des entreprises qui s’en serviront comme matière première.

(Suite dans l’article à venir sous quinzaine…)

Le bambou

Le bambou est très présent sur nos îles dont il apprécie le sol humide.Certaines espèces peuvent y atteindre 5 cm de diamètre et 10 mètres de haut. Nous avons souhaité vous faire découvrir certaines facettes de cette plante extraordinaire.

Le bambou est une herbe préhistorique. Il appartient à la famille des graminées qui contient aussi le blé, le maïs, la canne à sucre Il serait apparu au Crétacé, il y a plus de 100 millions d’années, en Inde, en Birmanie et en Indonésie. Les bambous forment une catégorie à part, caractérisée par leurs tiges ligneuses (seules graminées à ne pas être herbacées). Les tiges des bambous sont vertes car elles contiennent beaucoup de chlorophylle, et représentent une surface de premier plan pour la photosynthèse.

Le bambou est composé d’une tige appelée chaume, de feuillage et d’un système racinaire appelé rhizome. Le chaume est creux sauf au niveau des nœuds. Les branches prennent leur naissance au niveau des nœuds.

Il y a plus de 1200 espèces de bambous. Elles sont réparties principalement dans les régions tropicales et subtropicales, pour les deux tiers en Asie. Le continent américain possède environ 300 espèces. Il existe des bambous nains qui couvrent le sol comme les herbes et des bambous géants de plus de 30 mètres de haut et de 25 à 30 cm de diamètre à la base. La plupart des bambous poussent sous des températures variant entre 9 et 36 degrés. Pourtant certaines espèces supportent des températures minimales de -18 degrés. Son étonnante capacité d’adaptation permet de le trouver jusqu’à 4000 mètres d’altitude. On distingue souvent les bambous selon leur manière de se multiplier : certains, dits cespiteux, se développent en touffes, d’autres sont dits traçants à cause de l’avancée rapide de leur rhizome.

Attention !!!

Les bambous traçants sont extrêment difficiles à contenir sans protection adéquate. Si vous ne souhaitez pas ternir les relations avec vos voisins pour cause d’envahissement, respectez les consignes énumérées sur cette page :

Bambou : ne vous laissez pas envahir

Sinon, vous n’avez plus qu’à faire venir un tracto-pelle pour sortir les rhizomes de terre si le mal est fait…

Le bambou sort de terre avec son diamètre définitif, de façon télescopique. Il croît de 10 à 50 cm par jour, selon les espèces, le record étant de 1,20 mètre en 24 heures. Lorsqu’elle sort de terre, la jeune pousse est tellement tendre qu’on peut la consommer (après l’avoir fait bouillir pour décomposer le glycoside cyanogène).

A la différence de l’arbre dont le tronc s’épaissit vers l’extérieur, la tige du bambou (chaume) va progressivement s’épaissir jusqu’à sa maturité par l’intérieur, maturité qui arrive généralement entre 3 et 4 ans. A la différence des arbres, les bambous sont dépourvus d’écorce. Leur surface extérieure est extrêmement lisse et résistante grâce à la silice et à la cire secrétée par l’épiderme.

Le bambou a une résistance hors du commun. Le chaume comprend environ 40% de fibres verticales serrées (représentant 60% de son poids), qui lui donnent ses principales qualités : flexibilité, élasticité, et grande résistance à la traction. On l’utilise pour les échafaudages pour la construction de gratte-ciels à Hong Kong. L’échafaudage le plus haut jamais réalisé en bambou avoisine les 400 mètres ! Souvent, les maisons construites en bambou sont les seules à résister aux tremblements de terre grâce aux qualités de solidité et de flexibilité de l’herbacée. Le bambou acquiert au cours de sa maturité une dureté exceptionnelle grâce à la lignification des cellules et à la silice contenue dans la paroi externe.

La résistance mécanique du bambou est comparable à celle de l’érable. Sa dureté est souvent comparée à celle du chêne. En terme de traction, dans le sens du bambou, sa résistance est exceptionnelle et comparable à celle de l’acier. A ce titre, le bambou est parfois substitué à l’acier dans le béton armé.

Le bambou présente de nombreuses qualités pour la protection de l’environnement : le bambou est exploitable au bout d’un an pour la fabrication de papier et de trois ans pour la construction, alors que quinze à trente ans sont nécessaires pour le pin et 60 ans pour le chêne. L’utilisation de bambou à la place du bois diminue donc considérablement la pression sur la forêt. On considère qu’en moyenne le rendement d’une bambouseraie est 25 fois supérieur à celui d’une forêt de même superficie. Le charbon de bambou peut aussi être utilisé en remplacement du charbon de bois comme combustible ou absorbeur d’odeur et d’humidité.

Dans la cour de l’école vrombissaient les hannetons…

Le printemps 1952 était un vrai printemps à l’ancienne. Sur les trottoirs, au pied des murs, au droit des caniveaux, les serfouettes des cantonniers traquaient au ras des racines, les pissenlits en jaune et les touffes des plantains. C’était le printemps et ça mettait en énergie allègre les gambettes des écoliers et les élytres bruns des hannetons qui vrombissaient sous les marronniers en fleurs.Lesté par sa pesante besace d’écolier, la poche gauche de son short gonflée par la présence insolite d’une petite boîte en fer blanc, un petit garçon de Créteil, myope mais guilleret se dirigeait allègrement vers sa chère école Victor Hugo.

La boîte lovée dans la poche de gauche était bombée et percée de dizaines de trous pour permettre la respiration de ses occupants ; la boîte était un réceptacle pour hannetons, une sorte de malle de voyage.

En ce temps-là, au printemps, les lourds coléoptères bruns voletaient en bruyantes escadrilles sous les marronniers. L’éclosion des fleurs de marronniers donnaient le signal de l’ouverture de la chasse aux hannetons et les p’tits joyeux des écoles ne se privaient pas de les faire prisonniers.

La manœuvre des vols de hannetons était une activité traditionnelle de printemps autorisée dans les cours d’école. Bien des maîtres à béret, lorsqu’ils surveillaient les récréations, suivaient les évolutions des forteresses volantes et bourdonnantes avec des regards plein de bonhommie, au souvenir du lointain temps où  ils pilotaient eux-mêmes ces bestioles ailées.

Le vol maîtrisé des hannetons était une pratique tenace que les pères, nostalgiques de leur enfance,  transmettaient fièrement à leurs fils. Les techniques fauconnières adaptées aux coléoptères s’apprenaient plus vite que les règles de grammaire. Les pilotes experts attachaient un fil à coudre à une patte des captifs. 2 mètres de liberté conditionnelle et les élytres bruns s’élançaient en vrombissant comme des bombardiers.

Mais les maîtres d’équipage ne pouvaient s’attacher à leurs cerfs-volants poilus tant leur comportement imprévisible défrisait leurs entendements juvéniles. C’était une analyse unanimement partagé par les avionneurs de hannetons qui opinaient doctement du chef à l’évocation de leurs infortunes.

Imprévisibles comme des bourdons neurasthéniques, leurs antennes massues en bélier, les hannetons changeaient souvent et brusquement de trajectoire pour aller percuter les vitres des alentours. Avec la ferveur imbécile des pilotes kamikazes, les forteresses volantes caparaçonnées n’aimaient rien moins qu’à aller mourir en s’assommant contre les vitrages. Les hannetons étaient des insectes suicidaires. C’était inscrit dans leurs gènes. C’était leur part d’ombre antipathique.

Les loupiots ne s’y étaient pas trompé : « t’es con comme un hanneton » figurait en position éligible dans le riche registre des insultes écolières de printemps.

Nettoyage de rentrée du bras du chapitre

Samedi 9 septembre 2017 aura lieu le traditionnel nettoyage de rentrée du bras du chapitre qui vise à préserver ce bras de Marne et son écologie.

L’Association pour la Sauvegarde du Bras du Chapitre et de ses Abords (ASBCA) en partenariat avec le Conseil de Quartier (CQ3 / Bords de marne – val de Brie), la Goujonnette,  les jardins familiaux de la rue de la prairie, les services techniques de la ville et l’USC Canoë Kayak vous donnent rendez-vous à 9h et tout au long de la matinée au square Jullien.

Munis de bottes, de sécateurs, de grappins et en tenue adaptée, venez nous rejoindre pour enlever les algues, les branchages ou les déchets qui séjournent au fond du bras.

Une matinée au service de l’amélioration de notre environnement qui se terminera par un pique-nique dans une ambiance conviviale au Square Jullien.