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Belette, Hermine, Fouine, Martre, Loir : quelles différences ? (1/2)

Il peut nous arriver de voir, ou apercevoir, un de ces animaux dans notre quartier sans trop savoir de quelle espèce il s’agit vraiment. Il est vrai que les ressemblances sont parfois trompeuses et que nous ne connaissons finalement pas très bien ces petites bêtes tout en longueur et courtes sur pattes. Voici un bestiaire succinct qui, nous l’espérons, vous aidera dans vos observations.

Belette

La belette (la « petite belle ») est le plus petit des   mammifères carnivores d’Europe. Elle mesure entre 17 et 27 cm. Son corps fin lui permet de passer dans un trou gros comme une pièce de 2 euros. Son pelage est brun sur la partie supérieure et blanc sur la partie inférieure. La limite entre les 2 couleurs n’est pas toujours nette et peut être irrégulière. Elle conserve son pelage identique en hiver. Sa queue est courte et uniforme.

Elle se nourrit essentiellement de petits rongeurs, mais aussi de serpents, d’oiseaux, de lapins et parfois de batraciens qu’elle chasse de jour comme de nuit. La belette n’est pas classée nuisible dans le Val-de-Marne. Elle a une espérance de vie courte. 60% des individus meurent au bout d’1 an, 90% au bout de 2 ans et ceux qui restent ne passent pas les 3 ans.

hermineHermine

L’hermine, dont le nom signifie « souris d’Arménie », mesure entre 22 et 32 cm. Son pelage ressemble à celui de la belette, à la différence que la limite entre les 2 couleurs est plus nette et plus régulière. L’hiver, l’hermine prend un pelage totalement blanc. Sa queue est longue (entre 8 et 12 cm). Elle prend la couleur du pelage, sauf en son extrémité qui reste noire même en hiver.

L’hermine, non nuisible, se nourrit de rongeurs, et plus rarement d’oiseaux, de batraciens et d’insectes, voire de lapins. Elle est surtout nocturne l’hiver et diurne l’été. Elle est rare dans l’agglomération parisienne et vit en moyenne 1 an et demi. Elle peut néanmoins vivre jusqu’à 7 ans en liberté et 10 ans en captivité.

FouineFouine

La fouine est plus grande. Elle mesure entre 40 et 54 cm. Son pelage est gris-brun. Seuls la gorge, le poitrail et le haut des pattes avant sont blancs. Sa queue est longue et touffue.

Elle est opportuniste et se nourrit, uniquement la nuit, de petits mammifères, d’oiseaux, de fruits, d’œufs et de déchets trouvés près des habitations. La fouine n’est pas classée nuisible dans le Val-de-Marne. Son rôle de police sanitaire et de dératisation aux abords des habitations est reconnu depuis l’antiquité romaine. Elle peut élire domicile dans les greniers et les granges et vit 8 ans en moyenne. Mais elle peut vivre jusqu’à 12 ans en liberté et jusqu’à 18 ans en captivité.

(Suite la semaine prochaine…)

Les OFNI reviennent

Ils nous ont enchantés, amusés, étonnés par leur fantaisie et leur ingéniosité. L’an dernier, le petit bras de la Marne s’est transformé en un fabuleux corso flottant, plein de rires et de couleurs.
Il y a ceux qui ont vécu l’événement et seront sans faute au rendez-vous du prochain. Et les absents, qui s’en mordent encore les doigts.
 Flyer_OFNI_2016La flottille d’Objets Flottants Non Identifiés revient sur les bords de Marne le dimanche 19 juin. Conçus durant plusieurs mois dans le secret des garages, des jardins, des ateliers et des salles de classe, ils sortiront le jour J, parés de leurs accessoires déjantés. Le thème du Front Populaire, qui fête ces 80 ans cette année, inspirera les concepteurs et l’on s’attend à voir surgir nombre de clins d’œil aux premiers congés payés, aux baignades en rivière et autres loisirs dominicaux des années 1930.
Ça vous inspire ? À la bricole ! Tout est permis ou presque, pourvu qu’il n’y ait pas de moteur, que ça flotte et que ça ne pollue pas.
 
Renseignements, règlement et inscriptions : ofni@asbca.frwww.asbca.fr/ofni

Les berges, une richesse à protéger

Le rôle de la végétation des berges est essentiel pour l’équilibre du cours d’eau :

  • Protection physique des sols contre l’érosion
  • Régulation de la température de l’eau
  • Filtre naturel pour la pollution qui arrive par ruissellement dans le cours d’eau
  • Participation à l’auto-épuration du cours d’eau par les végétaux qui la constitue
  • Zone de ressource de nourriture, lieu de reproduction, de refuge et de vie pour de nombreuses espèces animales
  • Production de matières organiques qui constitue un humus riche facteur de développement de l’écosystème
  • Régulation du niveau en retenant l’évaporation d’une partie des eaux de pluies
  • Contribution à la diminution des risques d’inondations

Les aménagements sont faits avec des matériaux vivants qui évoluent au fur et à mesure des années. Il est donc indispensable de les entretenir (taille, abattage…) pour éviter un développement anarchique. L’entretien favorise le rajeunissement et l’enracinement de la végétation.rive_Marne

Quels sont les bonnes pratiques des riverains des berges ?

La détérioration d’un cours d’eau est le résultat d’une foule de petites actions qui, considérées séparément, semblent anodines mais qui, collectivement, peuvent avoir un impact considérable. Les bonnes pratiques sont  les actions que chacun des propriétaires riverains peuvent et doivent réaliser afin de contribuer à la préservation  du milieu :

  • Eviter les aménagements artificiels comme le béton, les empierrements,
  • Elaguer les branches qui menacent de tomber dans le lit ou qui gênent l’écoulement des eaux
  • Faire abattre les arbres malades qui, à terme, vont déstabiliser la berge avec des risques d’érosion importants
  • Eliminer les déchets ou bois mort qui s’accrochent aux berges
  • Débroussailler pour favoriser les jeunes plants permettant un renouvellement naturel de la végétation
  • Tailler tous les 5/6 ans les arbres, en particulier les saules
  • Ensemencer des plantes herbacées qui favorisent la protection des sols ainsi que des arbustes qui, de par leur  système racinaire, fixe le sol et stoppe l’érosion
  • Attention aux bambous qui, du fait de leur enracinement superficiel, peuvent déstabiliser les berges et ceci  d’autant plus que ce sont des espèces invasives, c’est-à-dire qu’elles se développent au détriment des autres.

Que dit la réglementation ?

Les berges et le lit des cours d’eau non domaniaux appartiennent aux propriétaires riverains jusqu’au milieu. L’entretien du lit et des berges est de la responsabilité des propriétaires riverains (article L.215-14 du code de  l’environnement).curage_rive

Ceux-ci sont tenus à un curage et à un entretien régulier afin de maintenir l’écoulement  naturel des eaux, d’assurer la bonne tenue des berges et de préserver la faune et la flore ainsi que le bon fonctionnement des écosystèmes aquatiques.

Rappel : Le dépôt de déchets de toute nature : déchets verts, déchets de tonte, gravats,…en bordure de cours d’eau est  strictement interdit

Les plantes du bord d’eau (2ème partie)

Suite et fin de notre article sur les plantes de bord d’eau (>>>1ère partie<<<).

Voici donc quelques espèces qui ont été utilisées lors de l’aménagement de l’îlot au pont des Coucous :


• Alisma plantago (Grand plantain d’eau)
L’Alisma plantago-aquatica est une grande plante de rive aux feuilles aériennes en forme de fer de lance. En été, de petites fleurs blanches ou rosées apparaissent.

• Carex Riparia (Carex des rives)
C’est une grande espèce rhizomateuse qui pousse le long des cours d’eau. Il forme des touffes dressées, d’où  émergent  en  été  des  épis bruns. Il est particulièrement vigoureux voire parfois envahissant.

•Glycéria Maxima (Grande glycérie)
Grande plante vivace de 1,50m à 2,50 m de haut, présentant un aspect naturel et sauvage. Il peut être intéressant de couper les inflorescences avant la dissémination des graines pour limiter la multiplication.

• Mentha Aquatica (menthe aquatique)
Plante de la famille de la menthe dont les tiges font d’excellentes tisanes. Tout comme la menthe commune, elle peut se montrer assez envahissante.

• Lysimachia Vulgaris (Lysimaque commune)
C’est une plante commune au bord de l’eau et dans les lieux humides, d’environ un mètre de haut, qui forme des grappes de fleurs jaunes.

• Butomus ombrellatus (Butome en ombrelle)
Il s’agit d’un jonc qui fleurit, avec de magnifiques grappes de fleurs roses.

• Agnostos Stolonifera (Agnostis stolorifère)
Elle est beaucoup utilisée sur greens de golf car elle supporte des tontes très rases. Sa taille normale peut varier entre 30cm et un mètre de hauteur.

La pyrale du Buis

Papillon_PyraleLa  Pyrale du buis (Cydalima perspectalis) est une espèce originaire d’Asie (Chine, Japon, Corée). Adulte, c’est un papillon nocturne, attiré par la lumière, qu’on peut voir tournoyer autour des lampadaires le soir. Il mesure entre 35 et 45 mm, ses ailes sont blanches et brunes avec des irisations dorées et violacées. Il s’agit d’une espèce invasive, qui figure depuis 2008 sur la liste d’alerte de l’Organisation européenne et méditerranéenne pour la protection des plantes.

Cette espèce est régulièrement signalée en Alsace, et plus récemment en Île-de-France et en Poitou-Charentes. Elle est désormais arrivée sur le Bras du Chapitre.

Chenille_PyralePour se reproduire, la femelle pond ses oeufs sur la face inférieure des feuilles de buis. Les œufs donnent naissance aux chenilles. Celles-ci sont vert clair ornées de stries longitudinales vert foncé, avec des verrues noires. Leur tête est noire et luisante. Elles sont non urticantes, et possèdent, outre leurs 3 paires de pattes, 5 paires de fausses pattes abdominales. Elles mesurent 35 à 40 mm au dernier stade de leur développement. Leur nourriture ? La feuille du buis. Et c’est là que la nuisance commence.

Les nuisances et le traitement
Plusieurs signes peuvent vous permettre de détecter une infestation de vos buis par ce parasite : les feuilles brunissent et sèchent, et finissent par tomber, et si l’on y regarde de plus près, on remarque la présence de cocons, de toiles et de fils de soie à la base des arbustes et sur les feuilles, ainsi que les chenilles. Leurs déjections, verdâtres à noires, sont également présentes sur le feuillage et au sol. La pyrale du buis est bel et bien là ! Buis_Pyrale

Comment  sauver  votre  arbuste  ?  Comment traiter ?
Il existe 3 types de moyen d’agir:
• Une lutte mécanique par prélèvement des chenilles non-urticantes peut-être faite lorsque les chenilles sont en faible nombre. Ces dernières devront être détruites en les écrasant.
• La  lutte microbiologique : Aujourd’hui la lutte biologique est un  moyen de lutte efficace en utilisant Bacillus thuringiensis. Il se vaporise (avec un masque) sur les feuilles et infectera ainsi la pyrale lorsqu’elle la consommera. Il persiste 3 ou 4 jours sur les feuilles et nécessite donc  de  renouveler  l’opération  régulièrement. C’est un traitement sélectif qui n’infecte pas les autres insectes.
• La  lutte chimique semble plus controversée. Les grandes marques du jardinage vendent chacune leur traitement, mais l’impact sur l’environnement n’est pas toujours contrôlable et la mort des abeilles peut-être un dommage collatéral !