Accueil // Environnement // Archive by category "Jardinage" (Page 2)

Les jardins familiaux

Mais qu’est-ce qu’un jardin familial ?
Le code rural donne une définition juridique des jardins familiaux (extrait de l’article L561-1) : Peuvent être dénommés “jardins familiaux”, des terrains divisés en parcelles, lesquelles  sont affectées à des particuliers y  JF_1pratiquant le jardinage pour leurs propres besoins et ceux de leur famille, à l’exclusion de tout usage commercial.

Tous les jardins répondant à ces critères, quelle que soit leur dénomination, sont assimilés à des jardins familiaux. L’affectation d’une parcelle résulte du contrat d’adhésion à l’association qui est chargée de gérer le groupe de jardins familiaux considéré et éventuellement d’y entreprendre des actions pédagogiques et de  vulgarisation horticole.

Un peu d’histoire
Le terme  » jardin ouvrier  » fut inventé par l’abbé Lemire en 1896. Au début, les jardins étaient en effet destinés à  la population ouvrière. Au fil des ans, la nouvelle composition sociale des locataires fut à l’origine d’une nouvelle appellation : les  » jardins familiaux « . Cette appellation est celle qui fut officiellement adoptée le  26.07.1952 dans la loi destinée à codifier les normes relatives aux jardins familiaux. Cette même loi prévoyait  également l’exonération de l’impôt foncier.

La popularité des jardins familiaux atteindra son apogée lors de la Première Guerre mondiale (1914-1918), remède efficace contre la pénurie alimentaire. La crise économique des années 30 favorise la création de nouveaux jardins. Au cours de la Seconde Guerre mondiale (1939-1945), ces jardins connaissent un nouveau bond en avant.

Après-guerre, les besoins alimentaires étant comblés, les jardins connaissent une certaine désaffection. L’urbanisation galopante des années 60 marquera leur déclin. En revanche, depuis les années 90, la demande explose littéralement. Si le besoin alimentaire subsiste, la fonction des jardins évolue pour répondre aux nouveaux besoins d’une société en mutation : retrouver un lien et un contact physique avec la nature, lutter contre le stress, manger sainement, développer des relations sociales avec les autres jardiniers… Les jardins familiaux ont réinvesti le cœur des villes avec une mission : sauvegarder la biodiversité, créer et renforcer le lien  social.

Un parc de jardins familiaux étendu
La Ville dispose actuellement de plus de 100 parcelles de jardins familiaux réparties sur de nombreux sites :  dans le quartier des Bordières, avenue Laferrière, rue de Brie, rue du Petit-Bois, rue des Vignes, dans le  quartier du Mont-Mesly. D’autres suivront bientôt: rue des Caillotins, à La Habette et aux Coteaux-du-Sud.

Tout en permettant aux familles de s’adonner à un passe-temps constructif et faire des économies sur leurs achats de fruits et légumes, les jardins familiaux contribuent à resserrer les liens sociaux et améliorent la  qualité environnementale des lieux d’habitation.

JF_2Les jardiniers sont tenus de respecter la charte du « jardiner durable » qui impose des gestes et des  traitements écologiques. Des récupérateurs d’eau de pluie et des composteurs sont également prévus. Pour pouvoir bénéficier d’un jardin, les Cristoliens doivent s’inscrire sur une liste d’attente qui compte actuellement plus de quatre-vingts noms, témoin de l’attractivité de ces jardins et d’une activité liée au travail de la terre.

À ces parcelles, il faut ajouter un grand jardin familial situé rue Juliette-Savar, à proximité immédiate du château d’eau, et dont la gestion a été confiée à l’association Emmaüs pour des actions de solidarité et d’insertion. Enfin, des jardins familiaux gérés par la fédération nationale des jardins familiaux, sont implantés rue de la Prairie et rue des Écoles, et participent pleinement à l’agrément du site des bords de Marne.

Les bonnes pratiques de l’automne

L’automne est la période où l’on taille les haies et certains arbustes. C’est également le moment où les feuilles ont la mauvaise idée de recouvrir les pelouses.

Comment se débarrasser de ces déchets verts ? Ce qu’il ne faut pas faire: Il va sans dire (mais c’est mieux en le disant…) qu’ils ne doivent en aucun cas être jetés dans les bras de Marne. Les branches ralentissent le débit et retiennent la vase. Quant aux feuilles, elles tombent déjà en abondance des arbres bordant les rives et se déposent en partie au fond de l’eau du fait d’un courant assez faible, en particulier dans la Guyère, contribuant ainsi à son envasement progressif.
Le brûlage à l’air libre des déchets verts est d’autre part strictement interdit (art. 84 Règlement sanitaire départemental) pour des raisons de santé publique, de sécurité et de respect de l’environnement (50 kg de végétaux brûlés à l’air libre rejettent autant de polluants qu’un parcours de 18 000 km effectué avec une voiture essence !). Cette pratique est passible d’amende.

Plusieurs solutions existent pour gérer ces déchets végétaux :

  • le compostage individuel
    C’est un « processus de transformation des déchets organiques (déchets de cuisine, déchets verts et de bois) par des champignons microscopiques, vers de terre …, en un produit comparable au terreau : le compost ». Un composteur de taille moyenne permet de traiter les résidus de tontes du gazon et les feuilles, ainsi que les déchets de cuisine, mais pas les branchages.
  • la collecte de porte à porte
    La Communauté d’Agglomération assure la collecte des déchets végétaux de mi-mars à mi-décembre. Outre les conteneurs réservés à cet usage, des sacs réutilisables sont distribués gratuitement en mars. Cette collecte porte sur les tontes de gazon, les feuilles, les plantes et fleurs ainsi que les branchages.
    Il est demandé par Plaine Centrale que ces derniers soient ficelés en fagots de 10 cm et d’1 mètre de long maximum.
    Les branchages laissés en vrac ou en fagots de dimensions plus importantes ne sont donc pas collectés en porte à porte, de même que les troncs et souches.
  • la déchetterie
    Les déchets végétaux peuvent également être déposés gratuitement pour les habitants de la ville à la déchetterie de Créteil (01.42.07.83.78) :
    rue François Mauriac (près de la Préfecture)
    Horaires d’ouverture : de 9h à 12h30 et de 14h30 à 18h Fermeture: le lundi et le jeudi.

Pour tout renseignement sur les déchets verts, contacter le Service Environnement de la plaine Centrale au n° vert suivant: 0800 13 83 91 (gratuit depuis un poste fixe)

Parcs & Jardins 2015

L’ASBCA s’associe à l’édition 2014 des Parcs et Jardins en fête en y organisant la bourse aux plantes.

Venez nombreux découvrir cette édition organisée sur le thème ‘S’asseoir au jardin’. Cet évènement organisé dans le cadre des journées européennes du patrimoine se tiendra les 19 et 20 septembre au Parc Dupeyroux à Créteil.

 

Des visites du patrimoine architectural de Créteil, coordonnées par la direction de la Culture, sont aussi proposées ce week-end. Toutes ces animations et visites sont gratuites.

Vous pouvez télécharger le programme de ces journées ou trouver ces informations en ligne.

Et surtout n’hésitez pas à passer nous voir sur notre stand pour évoquer l’association, ses objectifs et les différents évènements qu’elle organise.

Vous trouverez sur cette page des informations sur les journées du patrimoine organisées le même week-end. Le programme des visites est disponible >>>ICI<<<

Le Lys des Rois de France détrôné par un Iris

L’iris des marais – cette fleur jaune au port vigoureux qui égaie les rives de nos îles, de mai à juin – pourrait bien être la plante qui a inspiré la« fleur de lys » de nos anciens monarques.

IrisPour certains érudits, l’adoption de la fleur d’iris par les rois Francs daterait de l’annexion des Flandres et du fief d’Armentières dont le blason est orné d’un iris.
Pour d’autres, c’est Clovis qui l’aurait rapportée de Flandres et adoptée pour remplacer les trois crapauds, bien peu catholiques, de son blason.
Certains enfin, peut-être peu portés sur la botanique, préfèrent voir dans le symbole royal l’empreinte d’une pointe de javelot gaulois.

Quant au nom de « fleur de lys », il proviendrait de la rivière Lys sur les berges de laquelle la plante poussait en abondance. A moins qu’il ne vienne de l’expression « Flor de Loys », (Fleur du roi Louis). Quoiqu’il en soit, voici mise à mal une bien vieille imposture…

Les plantes du bord d’eau (2ème partie)

Suite et fin de notre article sur les plantes de bord d’eau (>>>1ère partie<<<).

Voici donc quelques espèces qui ont été utilisées lors de l’aménagement de l’îlot au pont des Coucous :


• Alisma plantago (Grand plantain d’eau)
L’Alisma plantago-aquatica est une grande plante de rive aux feuilles aériennes en forme de fer de lance. En été, de petites fleurs blanches ou rosées apparaissent.

• Carex Riparia (Carex des rives)
C’est une grande espèce rhizomateuse qui pousse le long des cours d’eau. Il forme des touffes dressées, d’où  émergent  en  été  des  épis bruns. Il est particulièrement vigoureux voire parfois envahissant.

•Glycéria Maxima (Grande glycérie)
Grande plante vivace de 1,50m à 2,50 m de haut, présentant un aspect naturel et sauvage. Il peut être intéressant de couper les inflorescences avant la dissémination des graines pour limiter la multiplication.

• Mentha Aquatica (menthe aquatique)
Plante de la famille de la menthe dont les tiges font d’excellentes tisanes. Tout comme la menthe commune, elle peut se montrer assez envahissante.

• Lysimachia Vulgaris (Lysimaque commune)
C’est une plante commune au bord de l’eau et dans les lieux humides, d’environ un mètre de haut, qui forme des grappes de fleurs jaunes.

• Butomus ombrellatus (Butome en ombrelle)
Il s’agit d’un jonc qui fleurit, avec de magnifiques grappes de fleurs roses.

• Agnostos Stolonifera (Agnostis stolorifère)
Elle est beaucoup utilisée sur greens de golf car elle supporte des tontes très rases. Sa taille normale peut varier entre 30cm et un mètre de hauteur.