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La Renouée du Japon : une espèce invasive

La biodiversité est actuellement au cœur de tous les débats. Elle représente un enjeu majeur en matière de développement durable et plus globalement pour l’avenir de l’humanité. L’introduction d’espèces végétales invasives est désormais considérée comme une des causes d’appauvrissement de la biodiversité, juste après la destruction des habitats.

Qu’est qu’une plante invasive ?

Une « Espèce Invasive » ou « Espèce Exotique Envahissante » (EEE) est une espèce animale ou végétale introduite par l’homme, intentionnellement ou non, sur un territoire où elle n’existait pas avant, entraînant des conséquences négatives sur le plan écologique, économique ou sanitaire. La renouée du Japon est l’une de ces plantes invasives et requiert une attention particulière sur notre bras de Marne pour contenir son développement.

Originaire d’Asie où elle est cultivée pour ses propriétés médicinales, la renouée du Japon a été introduite en France en 1939. Depuis, elle ne cesse de se propager et est désormais présente sur l’ensemble de l‘Hexagone. C’est une plante terrestre qui affectionne les milieux frais et souvent la proximité immédiate de l’eau. Elle se multiplie et se disperse très efficacement grâce au bouturage et à ses rhizomes.

N’ayant en Europe aucun prédateur ou compétiteur capable de réguler sa propagation, la renouée du Japon pousse en colonies dont la densité conduit à des peuplements mono-spécifiques.

Ses atouts pour la compétition avec les autres espèces sont :

  • Développement rapide dès le début du printemps grâce aux réserves exceptionnelles de ses rhizomes,
  • Densité de feuillage occultant la lumière du soleil pour les autres espèces,
  • Émission de toxines dans le sol,
  • Système de multiplication végétatif ultra-performant.

Malgré ses qualités mellifères fort appréciées des abeilles, cette plante constitue une menace pour la diversité des espèces mellifères locales. L’hiver, lorsque la partie aérienne de la plante sèche, elle est emportée par les crues, provoquant des embâcles et favorisant l’érosion des berges ainsi mises à nues.

RenoueeJaponComment réduire sa prolifération ?

Parce que son éradication est extrêmement difficile, voici quelques conseils à suivre :

  • Évitez de la cultiver,
  • Évitez de la tondre, car les résidus de tonte favoriseront sa dispersion,
  • Si elle est déjà présente dans votre jardin, éliminez-la le plus tôt possible. Arrachez les jeunes pousses à la main en tirant doucement sur la plantule ou en la déterrant. Si la tige n’atteint pas 1 m, creusez de larges et profondes fosses de 2 m autour de la plante pour prélever les tiges et rhizomes. Sinon affaiblissez-la par fauchage et arrachage plusieurs fois par été (environ deux à trois coupes, de juin à août) durant quelques années. Placez vos résidus dans des sacs à ordures.

Nettoyage du Bras : petite sociologie des déchets

C’est le samedi 05 septembre dernier, qu’un petit nombre de bénévoles s’est retrouvé aux alentours de 9 heures pour faire le deuxième nettoyage de l’année. Le premier avait eu lieu au mois d’avril.

Des membres de l’ASBCA, des pêcheurs de la Goujonnette, des jardiniers de la rue de la Prairie et des habitants du quartier ont chaussé les bottes, enfilé les gants et se sont armés de coupe-branches, de grappins et de sacs poubelles pour venir à bout du moindre déchet. Et tous ces déchets en disent long sur les activités humaines qui se déroulent le long du bras.  NB_1 Trois activités essentielles : l’apéro, le pique-nique et la satisfaction de besoins naturels. De nombreux amas de bouteilles et de cannettes de bière, de champagne, de sodas ainsi que des emballages en plastique de gâteaux apéritifs et de barres chocolatées ont été ramassés. Nous avons également trouvé des emballages de sandwich et des couverts en plastique. Et enfin, beaucoup de lingettes et de mouchoirs en papier ont rempli nos sacs poubelles. Et plus nous nous approchions des ponts, plus il y avait de déchets.

Voici la durée de vie de certains déchets dans la nature :

  • Mouchoir en papier – 3 mois
  • Papier de bonbon – 5 ans
  • Cannette en aluminium – de 200 à 500 ans
  • Lingette – 450 ans
  • Sac en plastique – 450 ans
  • Bouteille en plastique – de 100 à 1000 ans
  • Verre – 4000 à 5000 ans
  • Pneu – non biodégradable

NB_2Il est important de signaler que des déchets de construction ont également été abandonnés sur les rives (sacs de plâtre vides, gravats, etc.) mais toujours près des poubelles publiques, alors que la législation impose le dépôt de ces détritus en déchetterie.

Cette fois encore, de « grosses prises » au NB_3menu puisqu’il a été remonté du fond du bras, près du pont Noël, une chaise de salon de jardin, des pneus brûlés et un cadre de scooter. Objets volés ? Ou « jeu » pour des enfants en mal de sensations ? Effectivement un habitant a récemment permis d’éviter que des enfants jettent par-dessus le pont Noël un caddie « emprunté » dans une supérette de Créteil Village. Ces enfants voulaient «  s’amuser » !

Ces gros objets sont toujours repêchés près des ponts, là où d’autres enfants bravent les  interdictions de se baigner et plongent des passerelles sans mesurer le danger qui gît parfois sous leurs pieds. Le nettoyage du bras n’est donc pas seulement un acte d’amélioration du cadre de vie ou un acte écologique. C’est aussi un acte de sécurisation essentiel.

Le prochain nettoyage aura lieu le 2 avril 2014 à partir de 10h, tous les courageux et amoureux de la nature sont cordialement invités à y participer. Les informations sur l’évènement sont disponible sur >>>ICI<<<

Belette, Hermine, Fouine, Martre, Loir : quelles différences ? (2/2)

martreMartre

La martre des pins, plus communément appelée martre (ou marte), mesure de 46 à 65 cm. Son pelage est proche de celui de la fouine mais il existe quelques différences. Il est brun-chocolat avec une tête plus claire et des pattes et une queue plus foncées. La gorge, le poitrail et le haut des pattes avant sont jaunes-orangés. Sa queue est touffue et assez longue (entre 17 et 28 cm).

La martre, nocturne et crépusculaire, mange des rongeurs, des oiseaux, des insectes, des mollusques, des fruits et parfois même des chauves-souris. Elle n’est pas inscrite sur la liste des animaux nuisibles du Val-de-Marne. Elle n’est de toute façon que très rare dans la région puisqu’elle fuit les zones trop urbanisées et préfère de loin les forêts.

Son espérance de vie est en moyenne de 3 à 4 ans mais peut aller jusqu’à 11 ans en liberté et 18 ans en captivité.

loirLoir

Le loir n’a rien à voir avec tous les animaux cités précédemment. Il fait partie de l’ordre des rongeurs (famille des gliridae) quand les autres font partie de l’ordre des carnivores (famille des mustélidés). Il est d’ailleurs beaucoup plus petit (14 à 20 cm). Son pelage est gris avec un cercle noir autour de l’œil et des joues et un ventre blancs. Sa queue est touffue et grise. Elle mesure entre 11 et 19 cm, soit presque autant que son corps.

Nocturne, le loir est omnivore. Sa nourriture est essentiellement constituée de graines, de fruits, de fleurs, de bourgeons, de champignons mais également d’insectes et de mollusques. Il lui arrive, mais c’est rare, d’attraper des oisillons dans les nids.

Espèce protégée dans toute l’Europe, le loir a la particularité d’hiberner. Il se prépare en s’engraissant un maximum et en stockant un peu de nourriture avant de « s’endormir » en octobre et de « revenir à la vie » en mars ou avril. Il arrive que l’animal entre dans les maisons ou « squatte » un nichoir. Il peut vivre jusqu’à 7 ans environ.

 

Belette, Hermine, Fouine, Martre, Loir : quelles différences ? (1/2)

Il peut nous arriver de voir, ou apercevoir, un de ces animaux dans notre quartier sans trop savoir de quelle espèce il s’agit vraiment. Il est vrai que les ressemblances sont parfois trompeuses et que nous ne connaissons finalement pas très bien ces petites bêtes tout en longueur et courtes sur pattes. Voici un bestiaire succinct qui, nous l’espérons, vous aidera dans vos observations.

Belette

La belette (la « petite belle ») est le plus petit des   mammifères carnivores d’Europe. Elle mesure entre 17 et 27 cm. Son corps fin lui permet de passer dans un trou gros comme une pièce de 2 euros. Son pelage est brun sur la partie supérieure et blanc sur la partie inférieure. La limite entre les 2 couleurs n’est pas toujours nette et peut être irrégulière. Elle conserve son pelage identique en hiver. Sa queue est courte et uniforme.

Elle se nourrit essentiellement de petits rongeurs, mais aussi de serpents, d’oiseaux, de lapins et parfois de batraciens qu’elle chasse de jour comme de nuit. La belette n’est pas classée nuisible dans le Val-de-Marne. Elle a une espérance de vie courte. 60% des individus meurent au bout d’1 an, 90% au bout de 2 ans et ceux qui restent ne passent pas les 3 ans.

hermineHermine

L’hermine, dont le nom signifie « souris d’Arménie », mesure entre 22 et 32 cm. Son pelage ressemble à celui de la belette, à la différence que la limite entre les 2 couleurs est plus nette et plus régulière. L’hiver, l’hermine prend un pelage totalement blanc. Sa queue est longue (entre 8 et 12 cm). Elle prend la couleur du pelage, sauf en son extrémité qui reste noire même en hiver.

L’hermine, non nuisible, se nourrit de rongeurs, et plus rarement d’oiseaux, de batraciens et d’insectes, voire de lapins. Elle est surtout nocturne l’hiver et diurne l’été. Elle est rare dans l’agglomération parisienne et vit en moyenne 1 an et demi. Elle peut néanmoins vivre jusqu’à 7 ans en liberté et 10 ans en captivité.

FouineFouine

La fouine est plus grande. Elle mesure entre 40 et 54 cm. Son pelage est gris-brun. Seuls la gorge, le poitrail et le haut des pattes avant sont blancs. Sa queue est longue et touffue.

Elle est opportuniste et se nourrit, uniquement la nuit, de petits mammifères, d’oiseaux, de fruits, d’œufs et de déchets trouvés près des habitations. La fouine n’est pas classée nuisible dans le Val-de-Marne. Son rôle de police sanitaire et de dératisation aux abords des habitations est reconnu depuis l’antiquité romaine. Elle peut élire domicile dans les greniers et les granges et vit 8 ans en moyenne. Mais elle peut vivre jusqu’à 12 ans en liberté et jusqu’à 18 ans en captivité.

(Suite la semaine prochaine…)

Les OFNI reviennent

Ils nous ont enchantés, amusés, étonnés par leur fantaisie et leur ingéniosité. L’an dernier, le petit bras de la Marne s’est transformé en un fabuleux corso flottant, plein de rires et de couleurs.
Il y a ceux qui ont vécu l’événement et seront sans faute au rendez-vous du prochain. Et les absents, qui s’en mordent encore les doigts.
 Flyer_OFNI_2016La flottille d’Objets Flottants Non Identifiés revient sur les bords de Marne le dimanche 19 juin. Conçus durant plusieurs mois dans le secret des garages, des jardins, des ateliers et des salles de classe, ils sortiront le jour J, parés de leurs accessoires déjantés. Le thème du Front Populaire, qui fête ces 80 ans cette année, inspirera les concepteurs et l’on s’attend à voir surgir nombre de clins d’œil aux premiers congés payés, aux baignades en rivière et autres loisirs dominicaux des années 1930.
Ça vous inspire ? À la bricole ! Tout est permis ou presque, pourvu qu’il n’y ait pas de moteur, que ça flotte et que ça ne pollue pas.
 
Renseignements, règlement et inscriptions : ofni@asbca.frwww.asbca.fr/ofni