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Fête des bottes

Souvenons-nous ! Il y a un an déjà, un weekend improvisé en bottes.

Un élan de solidarité a transformé ces moments difficiles en une véritable aventure collective.

Pour commémorer cette journée venez nous rejoindre en bottes autour d’un barbecue « RUE DES UZELLES ».

 

Apporter ce que vous voulez manger.

 

Rendez-vous samedi 3 juin à 12h

pour revivre (au sec) un moment convivial.

Le port de Bonneuil centenaire

Sitôt franchie l’écluse de Créteil, les mariniers longent nos îles avant de s’engager dans une des darses du plus grand port fluvial d’Île-de-France après celui de Gennevilliers : 198 hectares et 4km de quais. Le port de Bonneuil, qui vient de fêter son centenaire, peut accueillir des bateaux de 1.200 tonnes, des convois poussés jusqu’à 2.500 tonnes et des trains de 850m de long. Un peu plus de 4 millions de tonnes de marchandises y transitent chaque année, dont 1 million de tonnes par voie d’eau et autant par voie ferrée.

Profitant des journées du patrimoine, le port de Bonneuil a joyeusement fêté son centième anniversaire, le 17 septembre dernier. Les stands des entreprises et des associations partenaires (dont ceux des associations nautiques de nos îles : le Yacht-Club de notre petit port de plaisance et les clubs de voile et de Canoë-kayak de l’US Créteil) étaient regroupés le long du quai du Rancy, à l’entrée de la darse Sud. Les visiteurs étaient invités à y déambuler, puis à embarquer à bord du « Francilien », le bateau à passagers du Conseil départemental du Val-de-Marne, ou à bord du remorqueur historique des « Amis du musée de Conflans », le « Triton », pour partir à la découverte du grand port.

Le soir de l’événement, un film d’une trentaine de minutes, projeté en plein air sur la façade d’un hangar, retraçait l’histoire de ce port construit rapidement à Bonneuil pendant la Grande Guerre. L’armée avait choisi  cet endroit – relié à la Seine et idéalement placé à proximité d’une ligne de chemin de fer – pour alimenter en munitions le front de la Marne. Dès octobre 1916, et jusqu’à l’Armistice, on y chargera, 24h sur 24, du matériel militaire et du charbon (800.000 tonnes en 1918 !). Puis le port végètera, et il faudra attendre le début des années 1960 et sa reprise par « Port de Paris » (aujourd’hui « Haropa-ports-de-Paris ») pour que l’activité portuaire redémarre et se développe…

Des croisières de découverte du port de Bonneuil (1h30mn à bord du « Rocca V » de « Nayptune-Marne-Croisière ») seront à nouveau organisées l’an prochain par le Comité du tourisme du Val-de-Marne.  L’embarquement se trouve à l’entrée du port, au bout du quai du Rancy.

Inscriptions, dates et horaires auprès du Comité départemental de tourisme
Tél. : 01 55 09 16 20 – www.tourisme-valdemarne.com

Les inondations de juin

Le vendredi 3 juin dernier, les îles Sainte-Catherine et Brise-Pain et le chemin du Bras du Chapitre grouillaient d’agitation. Ici des pompes tentaient de contenir la montée des eaux dans une cave, là des voisins solidaires essayaient de mettre à l’abri des meubles. La Marne en crue s’invitait dans nos jardins, nos caves, nos rues et, pour certains, dans nos maisons, rappelant, s’il le fallait, que les riverains des bords de Marne vivent en zone inondable…
Durant toute cette journée, une belle solidarité s’est mise en place. Sur les îles, la rue des Uzelles est devenue le carrefour des rencontres et le lieu d’un pique-nique improvisé. Chacun y propose son aide. Le maire y passe avec ses adjoints et fait intervenir les équipes techniques de la ville. Sur le Chemin du Bras du Chapitre, on voit apparaître des parpaings et des poutres pour permettre la circulation des piétons.
Plusieurs mois ont passé depuis cet évènement exceptionnel – rappelons que les dernières crues de cette ampleur remontent à 1982. Rapidement après la crue, la Mairie s’est mobilisée et a obtenu pour la commune le classement de l’événement en catastrophe naturelle, ce qui a limité l’impact financier des remises en état.
 
Et comme beaucoup, l’équipe de rédaction de la Gazette a tenté de tirer les leçons de cette montée des eaux imprévues et vous propose de télécharger une brochure sur le site de l’ASBCA. Vous y trouverez les numéros d’urgence, les outils pour s’informer en cas de crue, l’attitude à suivre avant, pendant et après une crue. La mise à disposition de ce document au format électronique se veut écologique (moins de papier). En effet, plusieurs de nos lecteurs ne sont pas (et heureusement) concernés par les inondations. Elle permettra également de faire évoluer cette littérature si vos remarques ou commentaires permettaient de l’enrichir ou la corriger.

Une hausse en parpaings pour les ruches de la Guyère

Sur l’île de la Guyère – la plus basse des quatre dans sa partie avale – 150 à 200.000 ouvrières risquent la noyade. Mai et juin sont les plus gros mois de production pour les abeilles. Leur population a été multipliée par cinq depuis l’hiver, et les ruches de Christophe et de Michel sont menacées de submersion. Mais, pas question de déplacer les ruches de plus d’un mètre, car les butineuses mémorisent leur emplacement avec une très grande précision. Au delà d’un mètre, elles ratent la planche d’envol au retour, se perdent et meurent.
Christophe Prieur et son fils au chevet de leurs abeilles
(Photo Michel Richard)

Il ne restait donc qu’une solution aux deux apiculteurs amateurs : enfiler des cuissardes, revêtir leurs combinaisons intégrales, et monter au plus vite leurs ruches sur des parpaings… Quelques abeilles, désorientées par cette surélévation, ont plongé et se sont noyées. Mais les colonies ont été sauvées, et la récolte, quoique moindre que l’an passé, était, nous dit-on, d’excellente qualité !

Nettoyage du bras du Chapitre : une 1ère expérience

Le nettoyage du Bras du Chapitre réunit 2 fois par an des bénévoles venus des îles, du chemin du Bras du Chapitre, mais également de Créteil Village ou des amoureux des environs. Voici le témoignage d’un habitant participant pour la 1ère fois à l’opération.

J’arrive à neuf heures du matin. Il y a peu de monde au rendez-vous. Ce nettoyage est, paraît-il, moins fréquenté que le précédent. J’ai pourtant un premier étonnement : des personnes n’habitant pas le voisinage se propose de participer.

Ce matin, les conditions climatiques sont avec nous. Munis de gants et d’un sac poubelle, nous débutons, avec ma fille de 3 ans, la collecte des déchets sur les berges du Bras du Chapitre. Elle y met tout son cœur.

Les reliquats du passage de l’homme se répandent le long de la berge. J’éprouve un sentiment ambivalent entre dégoût et plaisir de remplir mon sac avec un maximum de détritus. Au bout d’une heure, nous avons rempli un premier sac que l’on dépose dans la benne prévue à cet effet. On repart à l’ouvrage en souhaitant malicieusement en remplir un second tout aussi rapidement.

Progressivement, quelques embarcations se manifestent pour un nettoyage côté rivière ; on peut même observer une pêche insolite par des hommes munis de grappins au bout d’une chaîne afin de récolter, à l’aveugle quelques ordures sous Une fois les déchets d’origine humaine ramassés, je décide modestement de participer à l’arrachage de l’importune renouée du Japon, plante dont je découvre l’existence (ndlr voir gazette n°33). Après 3 heures d’effort, la matinée s’achève, rassérénée, sur un casse-croûte bien sympathique avec l’ensemble des participants

En dehors de son utilité évidente, le nettoyage du Bras du Chapitre ne connaît pas l’ennui, il allie activité physique, une meilleure connaissance de notre environnement et convivialité. Je participerai au prochain.

La rue du buisson

Cette rue tire son nom du vaste domaine du Buisson qui se trouvait à cet endroit de Créteil, à la limite de Maisons-Alfort. Elle reprend la courbe du chemin sinueux qui bordait la propriété.

L’histoire établie du lieu commence au Moyen-Age. Odette de Champdivers, dite La Petite Reine, maîtresse du roi Charles VI « le Fol », se voit offrir des terres à Créteil et y fait construire un manoir en récompense de son dévouement pour ce roi sujets à de violents accès de démence. On dit de cette femme, qu’elle a inventé les cartes à jouer pour distraire son fol amant qu’elle ne pouvait guère quitter en pleine guerre de Cent ans.

Charles et Odette de Champdivers jouant aux cartes

Le domaine, mal entretenu, se recouvre de végétation foisonnante. Le domaine n’est plus que « friche et buissons » à la fin du XVème siècle. Le lieu est alors connu des habitants sous le nom de « Gros Buisson » puis de « Buisson ». A la mort du roi, Odette tombe en disgrâce et doit s’exiler. Racheté par un Parisien, le domaine reprend vie avec la construction d’une maison des champs. La demeure, au gré des changements de propriétaire, s’étoffe, s’embellit pour devenir au XVIIIème siècle un magnifique château entouré d’un mur épais tout autour de son parc.

Les derniers propriétaires connus sont Jean-Baptiste de Chéret et son épouse qui l’occupera jusqu’à son décès en 1855. En 1856, le domaine est loti et vendu en vastes parcelles pour la construction de maisons particulières. Le château disparaît, son parc aussi. Mais demeure le souvenir de leur existence à travers le  nom de cette rue qui prendra le nom officiel de rue du Buisson par arrêté municipal en 1963.