LA FAUNE

Les poissons

Il y a plus de vingt espèces rencontrées sur le Bras du Chapitre. À titre d’exemples, on y trouve : ablettes, brèmes, brochets, carassins, carpes, chevesnes, gardons, goujons, perches, rotengles, sandres, silures… Les panneaux signalétiques mis en place par les écoles et le conseil de quartier vous informent sur les différentes espèces piscicoles.

Comme dans toutes les rivières en Ile-de-France, la consommation des poissons de la Marne est interdite. Il y a aussi des espèces invasives qui bouleversent l’équilibre existant :

  • Le premier est le poisson-chat. Choisi pour sa croissance rapide, il devait faire office de réserve alimentaire en cas de conflit. Une invasion !
  • La perche arc-en-ciel, arrivée en même temps que le poisson-chat, est très jolie mais elle détruit la ponte des autres poissons.
  • Le sandre, magnifique poisson carnassier, a colonisé la Marne avec rapidité, concurrençant le brochet.
  • L’énorme silure glane, introduit par la fédération de pêche, est venu bouleverser cet équilibre en raison de sa grande taille et de sa boulimie. Il a cependant ses adeptes car sa pêche est des plus sportives.

Les oiseaux

Le bras du Chapitre et ses abords abritent de nombreuses espèces d’oiseaux :

Rouges-gorges, corneilles noires, pies bavardes, merles noirs, mouettes rieuses, canards colverts, canards de barbarie, canards mandarins, cygnes tuberculés, mésanges charbonnières, mésanges bleues, mésanges à longue queue, chardonnerets élégants, poules d’eau, verdiers d’Europe, grands corbeaux, grands cormorans, sittelles torchepots, pics-verts, pics épeiches, pinsons des arbres, geais, étourneaux sansonnets, pigeons ramier, pigeons biset, tourterelles turques, martinets, rossignols, grimpereaux des jardins, hérons cendrés, martins pêcheurs, rougequeues noirs, grives, troglodytes mignons, bouvreuils, bergeronnettes grises, grosbecs casse-noyaux, nombre d’espèces de chouettes, etc.

Espèce invasive

Une espèce a colonisé nos rives dans les années 2000: la perruche à collier. Sous son plumage vert vif et sa beauté tropicale incontestable, cet oiseau est un véritable problème. Très bruyant et sans prédateur, il est dit cavernicole et utilise donc les anfractuosités des arbres pour y vivre et y nicher, faisant concurrence aux écureuils et aux autres oiseaux cavernicoles (sittelles, pics, etc.) qui cèdent leur place et disparaissent petit à petit des bords du Bras du Chapitre.

Nourrir les oiseaux

Il est conseiller d’opter pour un nourrissage exclusivement hivernal. Les oiseaux ont plus de difficultés à trouver leur nourriture naturellement en période de grand froid ou de neige. Choisissez des graines et boules de graisses réservées aux oiseaux du ciel. Évitez le pain, trop riche en sel ! Et surtout, astreignez-vous à une certaine régularité si vous commencez à les nourrir ! Les oiseaux s’habituent aux points de nourrissages pendant la mauvaise saison et les oublier peut les mettre en danger.

Oiseau blessé : que faire ?

Si vous trouvez un oiseau en détresse, vous pouvez l’amener au CEDAF (Centre d’Accueil de la Faune sauvage) à l’école vétérinaire de Maisons-Alfort qui le prendra en charge.

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à aller visiter le site de la LPO – Ligue de Protection des Oiseaux (www.lpo.fr)

Les espèces sauvages classées «nuisibles»

Plusieurs arrêtés, ministériels ou préfectoraux, listent les espèces sauvages nuisibles dans le département du Val-de-Marne : pigeon ramier, chien viverrin, ragondin, fouine, lapin de garenne, sanglier, raton laveur, bernache du Canada, vison d’Amérique et rat musqué.

Chacune de ces espèces ne peut être traquée et chassée selon sa propre volonté. Une autorisation spécifique du préfet est obligatoire. La méthode de capture, par tir ou par piégeage, est définie selon :

  • Le lieu et l’environnement (habitations à proximité, zone
    agricole, zone naturelle protégée, etc.)
  • La période de chasse
  • L’espèce animale concernée.

Ce sont des sociétés privées spécialisées qui sont souvent mandatées par le préfet du Val-de-Marne pour effectuer des recensements de population des animaux nuisibles et qui s’occupent des captures.

Pour être classé nuisible, un animal devra porter atteinte à la santé et à la sécurité publique, à la protection de la faune et de la flore ou aux activités humaines.

Certains animaux, que l’on retrouve sur nos rives et qui étaient classés comme nuisibles auparavant, sont sortis de cette catégorie : le renard, la corneille noire, la pie bavarde ou l’étourneau sansonnet.

D’autres, à la mauvaise réputation, sont même des espèces protégées comme le grand cormoran.